Sylvain Loury, DJ nîmois, en dissonance avec le présent

Sylvain Loury, DJ nîmois, en dissonance avec le présent

Producteur de musique de 34 ans, Sylvain Loury pilote le Son Libre Festival, qui se déroule dans le Gard. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une manière de faire qui tranche quelque peu avec la scène électronique actuelle. Sans pour autant tomber dans le traditionnel « c’était mieux avant ».   Le matériel de mixage sur le bureau doit coûter l’équivalent de deux mois de loyer de l’appartement nîmois dans lequel vit Sylvain Loury, alias Dr Scroll, producteur de musique électronique. « C’est le fruit de plusieurs années à expérimenter, acheter, revendre et obtenir le bon matériel. Je me suis souvent planté pour choisir. Il faut en passer par là », concède le DJ aux cheveux grisonnants.   A part le siège de la radio Alliance Plus pour laquelle Sylvain travaille à mi-temps, le studio, installé dans son appartemment exigu, est l’endroit où il passe la majeure partie de son temps. « En ce moment je travaille sur un live qui sera prêt pour l’été prochain j’espère ». Une date qui coïncide avec la cinquième édition du Son Libre Festival.     Le T-Shirt noir orné du logo dudit festival que porte Sylvain parle pour lui. Le producteur s’occupe de l’organisation de la manifestation de Cabrière dans le Gard depuis la première édition. « Au départ, c’était difficile de faire comprendre aux habitants qu’on n’était pas là pour mettre le bazar. Il a fallu faire tomber les préjugés. » Pari réussi puisque 6,500 festivaliers étaient de la partie lors de la quatrième édition en juin 2017. « Aujourd’hui, c’est plus détendu. La musique électronique se démocratise. La techno, qu’on aime ou pas, ça parle à tout le monde. »   Pourtant... read more
Chronique : Rone – Mirapolis

Chronique : Rone – Mirapolis

Plus de deux ans après « Créatures », son troisième album, Rone propose son nouveau travail : « Mirapolis » sur le label Infiné. A travers douze titres, il offre sa vision de la musique, remplie de toutes ses influences pêchées au cours de sa carrière. Un condensé musical de ce qu’il sait faire de mieux.    Difficile d’imaginer qu’il y a seulement quatre ans sortait « Tohu Bohu », le deuxième album de la carrière de Rone. Celui qui l’a vraiment fait atteindre une nouvelle dimension. Aujourd’hui, la musique de Rone s’entend dans une tonne de reportages télés et a même fait quelques incursions au cinéma (« Bye Bye Macadam » était notamment dans la bande annonce du film Et ta soeur de Marion Vernoux).   Sur son deuxième album, « Créatures », Erwan Castex s’est s’infiltré dans de nouvelles contrées musicales, explorant la porosité entre la musique électronique et la musique classique. Il a d’ailleurs fait appel à de nombreux musiciens extérieurs pour l’accompagner sur son disque. Une période musicale qui a connu l’apogée avec son live à la Philharmonie de Paris en janvier 2017.     Fort de ces différences expériences, Rone a digéré toutes ces pérégrinations sonores pour produire un album qui condense les influences, toujours sur le label Infiné, avec lequel Erwan Castex semble avoir un contrat à vie. Avec « Mirapolis », le producteur français s’est laissé allé à toutes ses envies. Il n’a jamais fait appel à autant de collaboration extérieure sur un disque et pourtant, jamais un disque ne lui a autant ressemblé. Michel Gondry pour peaufiner l’univers et réaliser la pochette de l’album. Et les musiciens John Stanier, Gaspar Claus, Bryan Dessner – ces deux derniers étant déjà sur « Créatures » et... read more