L’UCPA de Poitiers fabrique des DJs depuis 2014

L’UCPA de Poitiers fabrique des DJs depuis 2014

Depuis 2014, l’école de DJ UCPA de Poitiers, accueille des élèves pour les former aux rudiments du métier. Les apprentis mixeurs ne travaillent pas seulement sur la technique mais aussi sur les à-côtés de l’activité. Afin qu’ils sachent organiser des événements de A à Z.   Derrière ses platines, Emeric met l’ambiance. Entre les mélodies hip-hop qu’il mixe les unes après les autres, il prend le micro. « Bonsoir le Milk, est-ce que vous êtes chauds ce soir ? » Sauf qu’il ne se trouve pas dans le DJ booth de la célèbre discothèque montpelliéraine, mais à Poitiers. Devant lui, seulement une dizaine de personnes. Des élèves de l’école de DJ, ainsi que son professeur. Emeric est en train de passer son examen blanc. Au programme, un mix de dix minutes entrecoupées d’animation au micro.   Ouverte depuis trois ans, l’école UCPA (union nationale des centres sportifs de plein air) de Poitiers (Vienne) est affiliée à sa grande soeur lyonnaise, active depuis 2001. « Nous proposons une formation en alternance de 18 mois, c’est la seule école gratuite qui propose un diplôme reconnu par l’Etat », explique Alexis Diard, qui gère la communication des deux sites. Depuis la création, l’UCPA compte pas moins de 800 diplômés.   C’est pour répondre à la forte demande du site lyonnais que l’école de Poitiers s’est créée. « On y accueille des élèves qui viennent de Moselle, de la Bretagne ou du Nord. Pour le reste de la France, les étudiants sont accueillis à Lyon. » L’école a investi un site un peu en recul. A Tercé, tout proche de Poitiers, au fin fond d’un chemin en terre, une... read more
Interview : Molecule, le roi des neiges

Interview : Molecule, le roi des neiges

Photo en une : © Vincent Bonnemazou De janvier à mars 2017, Molecule s’est immergé 36 jours durant dans le quotidien du village de Tiniteqilaaq, en plein fjord au Groenland. Comme il avait pu le faire sur un chalutier pour son premier album, le producteur français a passé plusieurs semaines en immersion pour capter des sons et en tirer un LP de dix morceaux. Un projet à la fois créatif et militant puisque Romain De La Haye – de son vrai nom – entend aussi alerter sur le réchauffement climatique qui touche de plein fouet les 80 inuits habitant dans le village. Pourquoi avoir choisi ce village du Groenland précisément ? Après les vagues qui frappent le bateau sur l’Atlantique, je voulais travailler sur le silence, sur quelque chose de plus épuré. Donc par association d’idée, ce qui m’évoquait le silence, c’était l’image de la banquise. Je voulais mettre ça en musique. Cet endroit précis n’était pas l’idée première mais j’ai vu qu’on pouvait y louer une petite maison de chasseur dans le village. Ca m’a pris plusieurs mois.   Qu’est ce qui t’a marqué dans ces cinq semaines coupés du monde ?  La confrontation à un mode de vie différent où tout se voit. La mort est très présente. C’est un peuple qui souffre aujourd’hui. Il y a un taux de suicide très important, des gros problème d’alcoolisme. Leur vie quotidienne n’est pas très joyeuse. Heureusement, que les enfants sont là pour apporter un peu de joie. C’est une expérience assez forte mais déconcertante aussi. C’est compliqué de voir les conditions de vie difficile de ces gens. Il... read more
Sylvain Loury, DJ nîmois, en dissonance avec le présent

Sylvain Loury, DJ nîmois, en dissonance avec le présent

Producteur de musique de 34 ans, Sylvain Loury pilote le Son Libre Festival, qui se déroule dans le Gard. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une manière de faire qui tranche quelque peu avec la scène électronique actuelle. Sans pour autant tomber dans le traditionnel « c’était mieux avant ».   Le matériel de mixage sur le bureau doit coûter l’équivalent de deux mois de loyer de l’appartement nîmois dans lequel vit Sylvain Loury, alias Dr Scroll, producteur de musique électronique. « C’est le fruit de plusieurs années à expérimenter, acheter, revendre et obtenir le bon matériel. Je me suis souvent planté pour choisir. Il faut en passer par là », concède le DJ aux cheveux grisonnants.   A part le siège de la radio Alliance Plus pour laquelle Sylvain travaille à mi-temps, le studio, installé dans son appartemment exigu, est l’endroit où il passe la majeure partie de son temps. « En ce moment je travaille sur un live qui sera prêt pour l’été prochain j’espère ». Une date qui coïncide avec la cinquième édition du Son Libre Festival.     Le T-Shirt noir orné du logo dudit festival que porte Sylvain parle pour lui. Le producteur s’occupe de l’organisation de la manifestation de Cabrière dans le Gard depuis la première édition. « Au départ, c’était difficile de faire comprendre aux habitants qu’on n’était pas là pour mettre le bazar. Il a fallu faire tomber les préjugés. » Pari réussi puisque 6,500 festivaliers étaient de la partie lors de la quatrième édition en juin 2017. « Aujourd’hui, c’est plus détendu. La musique électronique se démocratise. La techno, qu’on aime ou pas, ça parle à tout le monde. »   Pourtant... read more
Chronique : Rone – Mirapolis

Chronique : Rone – Mirapolis

Plus de deux ans après « Créatures », son troisième album, Rone propose son nouveau travail : « Mirapolis » sur le label Infiné. A travers douze titres, il offre sa vision de la musique, remplie de toutes ses influences pêchées au cours de sa carrière. Un condensé musical de ce qu’il sait faire de mieux.    Difficile d’imaginer qu’il y a seulement quatre ans sortait « Tohu Bohu », le deuxième album de la carrière de Rone. Celui qui l’a vraiment fait atteindre une nouvelle dimension. Aujourd’hui, la musique de Rone s’entend dans une tonne de reportages télés et a même fait quelques incursions au cinéma (« Bye Bye Macadam » était notamment dans la bande annonce du film Et ta soeur de Marion Vernoux).   Sur son deuxième album, « Créatures », Erwan Castex s’est s’infiltré dans de nouvelles contrées musicales, explorant la porosité entre la musique électronique et la musique classique. Il a d’ailleurs fait appel à de nombreux musiciens extérieurs pour l’accompagner sur son disque. Une période musicale qui a connu l’apogée avec son live à la Philharmonie de Paris en janvier 2017.     Fort de ces différences expériences, Rone a digéré toutes ces pérégrinations sonores pour produire un album qui condense les influences, toujours sur le label Infiné, avec lequel Erwan Castex semble avoir un contrat à vie. Avec « Mirapolis », le producteur français s’est laissé allé à toutes ses envies. Il n’a jamais fait appel à autant de collaboration extérieure sur un disque et pourtant, jamais un disque ne lui a autant ressemblé. Michel Gondry pour peaufiner l’univers et réaliser la pochette de l’album. Et les musiciens John Stanier, Gaspar Claus, Bryan Dessner – ces deux derniers étant déjà sur « Créatures » et... read more