Chronique : Leave Things – Melting Point EP

Chronique : Leave Things – Melting Point EP

Leave Things revient sur le devant de la scène avec un EP « Melting Point », composé de pas moins de six morceaux sur le label Céladopole. Toujours avec la volonté de se détacher des standards de la musique électronique actuelle. Sortie prévue pour le 16 octobre 2017.

 

Deux ans sans nouvelle, c’est long. On avait quitté Leave Things sur la sortie d’un album extra, « Sedimentation ». Et depuis, plus rien. Ce n’est pas que Tidiane Cacique ne produisait plus rien, c’est simplement qu’il travaillait en silence, sur des lives et des nouvelles mélodies. Voici donc le fruit de son travail compilé dans un disque de six titres, prêt à sortir le 16 octobre sur le label Céladopole. C’est la première fois que Leave Things fait une incursion sur le label parisien pour un EP. Il avait déjà remixé le morceau « Varzea » sur l’EP de Swann et Moriarty.

 

Avec cet EP, le producteur s’est un peu plus éloigné de l’esthétique électronique. La batterie est omniprésente et rappelle le passé de batteur de Leave Things. Les textures vont parfois chercher dans le retrofuturiste. On a par exemple l’impression de retrouver du Pink Floyd 2.0 dans le premier morceau « Broken Toys ».

 

 

« White Silence » va plus chercher dans une esthétique ancienne et des sons Jarresque. Le tout dopé avec un rythme un peu breaké. Ce qui marque par rapport aux anciens travaux de Leave Things, c’est la couleur apportée à ce disque. Quand « Sedimentation » allait plutôt puiser ses racines dans une esthétique sombre, « Melting Point » reste garde une part ambient mais bien plus lumineuse. Même « Melting Point », qui possède des sons plus bas dans le spectre, garde quelques textures aiguës pour illuminer le tout.

 

Dans la deuxième partie du disque, Leave Things va un peu plus chercher dans des sonorités noires. « Plastic Noise » se révèle un peu plus anxiogène que les morceaux qui le précède. Rythme plus dur, sonorités moins franches. La montée en puissance des basses en deuxième partie donne une vraie force au morceau. « Opalescent » va plus chercher dans l’electronic-glitch. Il ressemble plus à ce qu’on pouvait écouter dans l’album « Sedimentation ». Un rythme grave mais lent, et une complainte des machines. Pour un morceau très mélancolique. L’album se termine sur une note plus ambient et une douce atmosphère avec le morceau « Plastic Noise 2 ».

 

 

Avec cet EP, Leave Things élargit sa palette de producteur et montre qu’il peut aussi faire passer un message dans des titres plus lumineux. Même si on le sent, il parvient encore plus à se distinguer lorsqu’il opte pour une esthétique grave et minimaliste.

 

Précommander l’album, qui sort le 16 octobre

Artwork : Stephen Brusson

 

Romain Conversin

 

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *