Chronique : Patrice Bäumel – Afterlife004

Chronique : Patrice Bäumel – Afterlife004

Le label Afterlife continue d’explorer les facettes de la musique électronique avec un quatrième EP signé Patrice Bäumel. La tonalité du disque se veut un peu plus colorée et musicale que ce qui a pu s’entendre précédemment sur le label.

 

Plutôt techno et sombre, le label Afterlife a fait une petite place à un artiste dont la musique tire un peu plus vers la house. Un peu surprenant pour certain fans mais pas tant que ça puisqu’à l’ouverture du label, le duo Tale of Us n’a jamais caché sa volonté de toucher un peu à tous les genres. Avec Patrice Bäumel, on est loin de la house enjouée et toute douce, on se niche plutôt dans une couleur sombre portée par quelques sons bien musicaux. Cela se retrouve dans l’artwork bien moins « noir » que celui des trois premiers disques de la structure.

 

Avec « Glutes », Patrice Bäumel a fait un travail remarquable. Le kick est simple mais apporte une belle profondeur. Des distorsions dans les aigus font démarrer le track dans le flou le plus total. Une longue montée en puissance lance le morceau véritablement qu’au bout de 2 minutes 45. Mais Bäumel parvient à trouver la bonne formule du côté des arpèges avec des accords bien travaillés, bien dessinés et un echo accentuant le côté dancefloor du track.

 

 

En Face B, « Engage » démarre avec avec une multitude de sons dans la ligne de basse pour un donner un rythme un peu deep et house (on ne va même plus utiliser le terme deep-house tellement fourre-tout aujourd’hui). L’intro est peut-être un tout petit longue – comme dans le premier morceau – avant que les synthés résonnent et que les arpèges donnent un ton bien plus mélodieux au morceau. On reconnait là les arpèges typiques du label Afterlife : hypnotiques, lumineux. C’est plutôt du côté du rythme qu’on ne retrouve pas cet aspect lourd et pataud. Quoique sur le drop, on a bien ressenti un peu de poids sur le kick.

 

Un virage de Afterlife avec cet EP ? Cela paraît très improbable. Le côté bien sombre des précédentes copies n’est pas complètement absent et cet EP semble plutôt être une parenthèse vers un style un peu plus house. Toujours est-il que même dans ce style, les compositions sont intéressantes et finement réalisées.

 

Sortie le 12 mai 2016 sur Muting The Noise

 

Romain Conversin

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