Chronique : The Blaze – Territory

Chronique : The Blaze – Territory

Le duo dijonnais a sorti son tout premier EP au début du mois d’avril. Avec « Territory », les deux cousins nous ont fait frémir avec une électro pleine d’émotions. L’autoroute du succès est grande ouverte.

 

2014. Notre première rencontre avec The Blaze se passe du côté de Berlin. D’abord un groupe formé de deux cousins, Jonathan et Guillaume, pour un projet universitaire. Des balbutiements salvateurs qui débouchent sur quelques titres et clips dont seuls eux ont le secret. De la poésie avec un travail sur l’image et une électro enivrante, touchées par de longues nappes douces et lumineuses. Dans la capitale allemande, les deux cousins se font connaître grâce aux Berlin Music Videos Awards. Cérémonie dans laquelle ils raflent des titres pour certains de leurs premiers clips.

 

Puis, on les a perdus de vue. Avec tristesse. Une impression d’avoir assisté à un mirage. A un énième groupe talentueux stoppé en plein envol. Surtout que tous leurs anciens titres ont aujourd’hui disparu d’Internet. Mais la lumière est revenue via une compilation signée par le label Bromance. Sur « Homieland vol.2 » sorti début 2016, le morceau « Virile » se fait rapidement remarquer. Tout le monde se demande qui se cache derrière The Blaze et ce morceau qui a électrisé pas mal de personnes avec ses vocals graves en lévitation et ses notes de synthés si douces. La sortie du clip, poétique et montrant une relation entre romance et amitié entre deux hommes, fini d’installer une vraie passion pour The Blaze.

 

 

Près d’un an plus tard, Bromance n’existe plus mais The Blaze n’en est qu’à ses débuts et voilà « Territory EP », un disque de six titres dont « Virile ». Sorti sur le label Animal 63, ce premier EP dessine l’univers de The Blaze. Un groupe maniant la mélancolie musicale et ces fameux vocals qu’on avait déjà entendus dans « Virile ».

 

Un style reconnaissable sur chaque morceaux de l’EP pourtant très riche. Il y a d’abord « Territory », le single. Ce titre porte la signature The Blaze avec un aspect évolutif et cette douceur au synthé, laissant l’espace nécessaire à l’auditeur pour s’évader tout en gardant un beat assez costaud. Et des paroles s’inscrivant dans un cadre large, sublimé par la voix un brin divine, instrument à part entière des compositions des deux cousins. Le tout avec un clip bouleversant sur la jeunesse d’Alger.

 

 

« Juvenile » fait également partie des moments fort de l’EP – en fait dans son intégralité, la galette est un moment fort – avec un piano et un rythme envoûtant. Les paroles ultra simplistes et répétitives tracent la trame du morceau et lui donnent un rythme. Le tout est porté au niveau au dessus par les arpèges aigus et lumineux. « Sparks & Ashes » ferme l’EP avec un beat un peu plus langoureux et un aspect presque paradisiaque grâce aux petites notes de xylophone disposés ici et là.

 

Et on oublie de parler de l’intro et de l’interlude – méritant d’être un titre à part entière – qui nous ont aussi permis de continuer le voyage. Adoubé par la critique et on comprend bien pourquoi, The Blaze se destine à un avenir radieux. Encore faut-il continuer à nous livrer des titres de cette qualité. Et surtout ne plus nous faire faux bond comme trois ans auparavant.

 

Romain Conversin

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *