Interview : Gardens Of God

Interview : Gardens Of God

Difficile de résumer le son de Gardens of God. Malgré le côté pluriel de ce nom de scène, l’homme derrière est seul à produire. Né en Lithuanie, il a fait ses preuves en sortant des disques sur le label Ellum de Maceo Plex. Depuis un an, il a ouvert sa propre plate-forme, Sodai et y développe sa musique, de plus en plus fine et épique. 



[english version below]

 

Techno Cadeau: ton label a un peu plus d’un an. Peux-tu revenir sur cette année. C’était aussi bien que ce que tu pensais avant de l’ouvrir ?

Gardens Of God : les débuts sont toujours excitants. Il y a déjà six EPs de sortis et je joue toujours tous les morceaux sortis sur Sodai. Je les joue toujours. L’année est passée très vite et c’est difficile de résumer ça en terme de bien ou de mauvais. Mais c’est une façon de faire différente, c’est sûr. Cela te fait passer une étape et tu créé des choses différentes. Ce n’est plus seulement ta musique mais aussi d’autres actions.

 

Quel a été le défi le plus difficile à relever avec le label jusqu’à présent ?

Chaque label a toujours le même souci quand il veut sortir des vinyles. C’est souvent impossible de choisir la date de sortie à cause des délais dans les usines de pressage.

 

On voit de plus en plus d’artistes créer leur propre label depuis quelques mois. Il n’y a pas un risque de trop plein ?

C’est la même chose avec les DJs, les blogs, les vlogs, les stations de radio en ligne… C’est la mode d’être son propre employeur. Et si tu es indépendant, tu dois faire quelque chose. Si tu aimes la musique, tu vas probablement créer un contenu relatif à la musique : soit écrire, mixer ou n’importe quoi. Je ne vois pas de problème avec ça. Sur le long terme, seuls les meilleurs resteront. Comme partout.

 

 

Maple est le dernier EP à sortir sur ton label. Comment tu as fait pour le produire, quel était ton état d’esprit ?

Cela représente le type de musique je joue actuellement. Les morceaux sont plus durs et plus costauds que ceux que je jouais au début. Mais c’est simplement évoluer et grandir en tant que producteur et DJ. Rester au même endroit n’est pas intéressant pour moi. Je suis prêt à évoluer et grandir dans quelque chose de différent.

 

« Whistler » est un son très épique avec quelques textures qui créé de l’anxiété et du suspense. Parle moi un peu plus de ce son.

C’est bien d’avoir entendu ça c’est l’idée principale du morceau : transmettre une forme de paranoïa et l’anxiété. Le son est à propos des démons intérieurs et des esprits sombres qui vous suivent dans la forêt quand personne n’est avec vous.

 

En parlant de forêt et nature, tu as fait beaucoup d’images promo en extérieur. Ton nom de scène y fait aussi référence. C’est une donnée importante pour toi ? Cela t’aide à trouver de l’inspiration ?

Je n’ai jamais pensé que c’était important pour moi, mais toutes les étapes de ma vie confirme qe j’aime la nature. J’aime être en ville et je ne peux pas en rester trop éloigné mais parfois, j’ai besoin de recharger les batteries. Donc je sors et respire l’air frais, profite du silence et repose mes yeux.

 

Tu es déjà allé au Garden of Gods du Colorado (Etats-Unis) ?

Jamais, mais c’est sur ma liste.

 

Un morceau peut venir en quelques heures, mais ça ne veut pas dire que tu peux aller en studio une fois par mois, faire un morceau et refermer la porte. Tu dois essayer pendant des centaines d’heures

J’ai lu que tu travaillais sur un album long-format. Où en es-tu ? Qu’est ce qu’on peut en attendre ?

J’ai fait le LP deux ou trois fois je pense mais ce n’est pas que ce que je veux donc je continue à le refaire jusqu’à ce que ce soit bien à mes yeux. C’est supposé être plus atmosphérique, de la musique un peu hors-champ. Mais on verra comment il se développe.

 

Qu’est ce qui t’aide à trouver de l’inspiration ?

A travers mes quinze années de travail en studio, j’ai découvert que l’inspiration ne vient pas dut out parfois. Donc tu as juste besoin de travailler dur et quelque chose arrive naturellement. Ensuite tu peux finir le travail très rapidement quand il y a le déclic. Un morceau peut venir en quelques heures, mais ça ne veut pas dire que tu peux aller en studio une fois par mois, faire un morceau et refermer la porte. Tu dois essayer pendant des centaines d’heures jusqu’à ce que tu trouve le bon rythme et le son que tu recherchais. Mais quand ça arrive de façon magique, alors là tu as ton morceau très rapidement.

 

Suivre Gardens Of God : Facebook/Soundcloud

L’EP « Maple » de Gardens of God est disponible sur Sodai : acheter sur Beatport

 

Propos recueillis par Romain Conversin

 

English version

Your label is a bit more that one year old? Can you talk to us about this first year? Was it as good to manage its own label as you expected?

Beginnings are always exciting. There is already six EPs in the catalog and I sill love and play every track released on Sodai. The year passed very quickly and it’s hard to summarise whether it was good or bad, but it’s different for sure and it takes you to the next level as you create different content. It’s not only about your music but about a group of acts.

 

What would be the most difficult challenge you had to face with this label so far?

Every label releasing vinyl face the same problem. It’s often impossible to arrange the release date due to delays at the pressing plant.

 

A lot of artists are opening their own label in the last monthes. What do you think of that? Don’t you think there is a risk of a « too much » ?

The same with DJs, blogs, vlogs, internet radio stations etc. It’s a trend to be self employed, independent so you need to do something. And if you like music you’ll probably make content related to music – write, play, mix, whatever… I see no problem with that, in a long term only the best survive. In any sphere.

 

Maple is the new EP to come on your platform. How did you proceed to produce this one? What was your state of a mind? 

It represents the sound and music I play now. You can hear the tracks are harder and bigger than the ones I did at the beginning. But I guess it’s just evolving in sound and growing as a producer and also a DJ. Staying in one place wouldn’t be interesting for me, so I’m up for evolving and growing into something different.

 

« Whistler » is a very epic sound with some sounds that leads to anxiety and suspense. Tell us more about this one.

It’s nice that you heard it cause the main idea of the track is to convey the paranoia and anxiety. The track is about inner demons and dark minds following you in the dark forest when nobody is with you.

 

You’ve made some press shots in nature. Your name can refer to nature too. How is it important for you. Does this help you to gain some inspiration composing your tracks

I never thought it’s important for me, but every step I do says I’m addicted to nature. I mean I love being in the city, I couldn’t stay long time away from it, but somehow I need to charge the batteries from time to time so I go out and breathe the fresh air, enjoy the silence and rest the eyes looking at trees.

 

Have you ever been in the garden of Gods in Colorado?

Never, but it’s on my bucket list.

 

I’ve read that you were working on a LP? Where are you in the production process? What can we expect in the atmosphere on this?

I did the LP twice or three times I think but it’s not what I want so I keep remaking it until I’ll be fine with it. Its supposed to be more atmospheric, left-field music, but let’s see how it develops.

 

What kind of things help you to find inspiration?

Through 15 years of work in studio I discovered that inspiration may not come at all. So you just need to work hard and something naturally happens. Then you can finish the job really quickly when it clicks. The track may come in few hours but that doesn’t mean you can come in studio once in few months, make a track and lock the door again. You need to try hundreds of hours sometimes until you get the groove you want or the sound you’re looking for. But after it magic happens and you have it very quickly.

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