Interview : Kevin de Vries

Interview : Kevin de Vries

A 23 ans, Kevin de Vries tente d’exister dans un secteur musical allemand ultra-concurrentiel sur la musique électronique. Le jeune teuton a su faire fi des barrières et sa carrière a vécu un gros coup de boost avec la sortie de son morceau « Eternity » sur une compilation du label Drumcode.

 

En France, l’Allemagne est vue comme le paradis de la techno. Beaucoup d’artistes créent d’excellents morceaux. Mais pour toi qui est allemand, est-ce facile de faire ton trou ?

Je n’aime pas vraiment voir les choses de cette manière. Dans tous les pays, il y a un grand nombre de producteurs talentueux. C’est simplement avoir un peu de chance et être au bon endroit au bon moment.

 

Tu as 23 ans. Tu as donc grandi avec une tendance plutôt EDM et pop. Comment tu as commencé à écouter de la musique underground ?

J’ai entendu de la musique électronique pour la première fois dans les années 90. C’était sur TV/Radio qui jouait des morceaux de Moby, Robert Miles et d’autres. La plupart du temps, ils passaient de la vieille techno ou de la trance et ces genres continuent à m’inspirer énormément.

 

Justement tu es intéressé par l’histoire de la musique électronique ?

Oui. Comme je suis encore très jeune, j’ai beaucoup de musiques à rattraper. Quand je vais dans les magasins de disque ou sur internet, j’adore digger des titres techno et trance des années 90 ou 2000. Et bien sûr, j’essaie d’écrire l’histoire avec mes propres morceaux.

 

 

Si on parle un peu plus de ton propre son, tu aimes produire de la techno lourde avec quelques accords bien sentis et de gros changement de rythme. Tu t’y prends comment en studio ?

Je ne prévois rien. Comme tu l’as compris, j’aime beaucoup les grosses ruptures émotionnels, les arpèges et des drums puissants. J’ai mis deux ans à trouver mon propre son. C’est un mix entre la techno et la trance je dirais. Je trouve que la trance est vectrice de plus d’émotions et c’est ça que je veux ajouter à mes morceaux. Créer des moments uniques.

 

Avoir signé un morceau sur Drumcode a-t-il changé ta carrière ? 

Bien sûr. Pour le moment, c’est la plus grande étape de ma carrière. J’ai vu qu’Adam Beyer a joué mon EP sorti sur Complexed Records. Je lui ai donc envoyé quelques morceaux quelques semaines plus tard. Par chance, il a répondu dans l’heure. Ce qui n’est pas du tout dans les habitudes d’Adam, lui qui est si occupé. Après la sortie, j’ai joué beaucoup plus souvent et les gens ont commencé à respecter mes productions.

 

Récemment, tu as joué au Sysiphos. Raconte nous ton expérience.

J’ai joué pour le closing un samedi matin. J’étais censé jouer de 7 heures à 10 heures mais j’ai fini à 11h20 et c’était un de mes meilleurs shows. C’est l’un de mes clubs favoris. La lumière, le son, les gens et le staff créent une ambiance unique.

 

Tu préfères quoi quand tu te retrouves devant le public ?

Ces moments où tu joues tes propres morceaux et que tu vois les réactions pour la première fois. Ou quand tu parviens à créer des moments magiques et que tu peux admirer les gens sourire et s’enlacer. Je pense qu’il est là le meilleur feedback qu’un DJ peut obtenir.

 

Quiz express

 

Le dernier film que tu as vu ?

Interstellar pour la troisième fois. Mon film favori.

 

La dernière série que tu as mattée ?

Narcos

 

Le dernier livre que tu as lu ?

La biographie de Steve Jobs.

 


Le meilleur repas après un set ?

Sushi !

 

L’endroit où tu rêves de jouer ?

Le Berghain.

 

Ton B2B de rêve ?

On l’a encore jamais fait mais un B2B avec mon ami Weska est dans les tuyaux.

 

Ta plus grande peur ?

La hauteur.

 

Le bonheur simple ?

La nourriture.

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