ITW : 2 Monks, retour vers le futur

ITW : 2 Monks, retour vers le futur

Encore à ses balbutiements dans la musique électronique, le duo 2 Monks, composé des deux amis, Thomas et Damien, publie gratuitement un premier EP baptisé « A Futuristik Prophecy » sur leur Bandcamp. Les deux amis nous expliquent le processus, qu’ils ont suivi pour la fabrication de cet EP, mais ils évoquent aussi leur conception de la musique, et de l’industrie qui s’est créé tout autour. Une vision rafraîchissante.

 

Techno Cadeau : depuis quand vous vous connaissez ? Tout de suite vous avez voulu faire de la musique ensemble ?

Thomas : on se connait depuis 10 ans, on était à l’école ensemble. Mais ça ne fait qu’un an, qu’on a commencé à produire de la musique ensemble. Damien mixait un peu de son côté, mais pas forcément le style qu’on fait aujourd’hui. Personnellement, j’ai toujours voulu me lancer là-dedans.

Damien : Avant, j’étais DJ résident dans une boîte pendant environ 3 ans. C’était un style totalement différent, puisque c’était plutôt dans le genre électro-rock.

 

Donc dès que vous avez commencé à collaborer c’était pour faire de la musique électronique ?

T : Ouais clairement. A la base, j’étais peut-être plus sur le créneau electro-dark un peu progressive.

D : Alors que moi j’étais plus dans l’electro-noise avec des sons plus métalliques.

T : Mais en même temps, j’aimais beaucoup ce qu’il faisait et inversement, et donc on s’est dit que ça serait bien de produire ensemble.

 

Damien, tu viens de l’univers rock donc. Pourquoi cet attrait pour la musique électronique ?

D : Ouais. Je suis devenu DJ totalement par hasard. J’avais un pote, qui avait une boîte de nuit sur Nancy, l’Envers Club. Comme je suis musicien de formation, il m’avait demandé si ça me branchait de devenir DJ. Du coup, ma première soirée était un peu surréaliste, je me suis retrouvé devant une audience de 500 personnes alors que ça devait être la troisième fois que je touchais à des platines. A la base, ça ne devait être qu’un dépannage, mais comme la première soirée s’est bien passée, au final ça a duré trois ans. J’ai toujours été intéressé par la musique électronique en fait, donc j’ai fait muté mon style du rock à l’électro-rock, en allant jusqu’à des styles un peu plus pointus. Ce qui est intéressant avec 2 Monks, c’est qu’on a tous les deux une vision différente de la musique électronique, et on essaye de fusionner ces deux styles pour créer quelque chose d’original.

 

Quelles sont vos premières claques musicales ?

T : Je dirai Lithium de Nirvana.

D : C’est un peu compliqué mais je pencherai pour My Friends des Red Hot Chili Peppers

 

Et niveau électronique, qu’est-ce qui vous a marqué ?

D : plutôt La Rock de Vitalic

 

 

T : Leftfield – Afro Ride

 

 

Quels sont les artistes, qui vous influencent aujourd’hui ?

T : Octave One a une part prépondérante dans nos influences.

D : Je trouve que l’influence d’Octave One est assez évidente, mais on s’en est rendu compte après coup.

T : Ce n’est pas forcément ce qu’on écoute le plus, mais c’est ce qui influence nos titres. On a aussi beaucoup puisé dans Scuba, Patrice Baumel, Marc Romboy, ou encore Stephan Bodzin. On a aussi beaucoup été influencé par Perturbator, qui a notamment composé la BO du jeu Hotline Miami. C’est vraiment de la synth-wave, en mode années 80. Ca ressemble à du Kavinsky, en plus énergique.

D : Ouais c’est très créatif. Au niveau de la structure, des breaks, c’est très riche, et ça a eu pas mal d’impact sur nos morceaux de l’EP.

 

Parlons de votre dernier EP, intitulé « A Futuristik Prophecy ». Le choix du titre laisse envisager des sonorités futuristes, mais quand on écoute vos titres, on y retrouve une patte assez 90’s non ?

T : On n’a pas vraiment choisi ce style. On s’est laissé guider par la production et on est arrivé à des sonorités un peu retro, avec des drums à la Détroit, Chicago. Quand on a décidé du titre, je pense qu’on a plus imaginé le côté « futuriste » au niveau des sonorités aiguës. On essaie de mettre du lourd en grave, et quelque chose, qui va faire partir en haute fréquence.

D : C’est vrai qu’on aime produire des sons, avec des basses qui clouent bien, très carrées, très marquées. Et utiliser des sons ultra-cristallins derrière pour créer une grosse différence entre les deux. Au final, je pense qu’on s’est tourné vers des sonorités 90, en confrontant nos sensibilités, nos influences. Du coup, on s’est réunis sur ce qui nous a marqué quand on était gosse aussi.

T : C’est vrai qu’il y a un peu une vision ironique du titre « Futuristik Prophecy ». C’est une vision du futur, vue des années 90, à l’époque où on était enfants. Si on avait imaginé la techno à cette époque-là, on l’aurait imaginée comme ça.

 

On ne peut pas vraiment catégoriser votre musique dans un style précis. Ce n’est pas quelque chose, qui pourrait s’avérer compliqué pour vous dans le futur, notamment avec les promoteurs de soirées, voire les labels ?

D : Quand on s’est décidé à se lancer dans la production, on n’a pas monté notre musique dans la perspective de s’orienter dans un label précis, ou sur un style de musique en particulier. On commence seulement à réfléchir à cette idée-là. On se demande vers quel label on pourrait s’orienter si on veut labeliser notre musique.

T : On peut voir certains points communs au niveau des percussions avec d’autres titres. Après, c’est vrai qu’un morceau comme « Bipolar » est un peu un OVNI, elle ressemble un peu à ce que peut sortir le label « LifeAndDeath ». Avec cet EP, on a plus produit de la musique pour nous, que pour vraiment la vendre. Peut-être que nos prochaines sorties seront plus cohérentes au niveau de la construction.

 

 

Vous évoquez souvent l’âme de la musique. Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?

T : Selon moi, dans tous les styles, il y a différents types de musique. Par exemple, il y a des titres techno, si on prend la fin et qu’on retourne complètement la musique, on n’arrivera pas à faire la différence avec l’originale. Du début à la fin, ça varie un petit peu, mais pas trop. Ce genre de musique me fera bouger, mais ne me fera pas forcément décoller. Alors qu’un titre plus construit, avec des synthés, des petits sons aigus. Je vois tout de suite des étoiles, des couleurs. Ça crée ce que j’appelle l’âme de la musique. Ça va plus me toucher, que d’autres musiques, qui vont me faire danser, que je vais apprécier en club, mais que je ne garderai pas forcément sur mon baladeur.

D : Oui, je suis d’accord avec Thomas. Il y a des moments où tu entends un son, qui te permet de te représenter des images. Et tu as plein d’autres sons, qui se ressemblent tous, qui sont efficaces, mais tu l’écoutes et tu l’oublies. La différence se fait vraiment dans les sons, qui permettent de visualiser un film. C’est vraiment cette idée, qui permet de donner du cachet, et de l’âme à la musique.

 

Vous avez donc une image un peu cinématique de la musique…

D : Oui, on imagine souvent une scénographie en composant nos titres à travers des couleurs et des structures simples.

T : Si on avait les moyens d’aller au bout de nos idées, je pense qu’on essaierait de créer un live global avec des machines, des images à la Chemical Brothers.

 

Mais concrètement, dans votre processus créatif, comment vous vous y prenez, pour donner une âme à votre musique ?

D : C’est bizarre parce qu’on peut partir d’une idée, avoir quelque chose en tête, et arriver à quelque chose de totalement différent, qui nous correspond quand même. C’est aussi ce qui est bien dans le processus de production, c’est qu’il y a une part d’aléatoire, je ne sais pas Tom si tu es d’accord avec moi…

T : Carrément. En fait, je pense que l’âme vient de l’ambiance dans laquelle on est au point de départ de la conception du morceau. Il fait beau, il pleut, on boit deux-trois bières, on écoute une musique avant.

D : Ouais voilà, ça part de l’état d’esprit dans lequel on est.

T : Puis on a une conception de la musique qu’on aime, on veut des morceaux qui nous touchent, et donc on y fait attention dans notre manière de produire. Après la notion d’âme est quand même ultra-subjective, c’est différent pour chaque personne. Mais cela vient vraiment de l’ambiance dans laquelle on baigne avant de composer.

 

Quel est votre premier instinct quand vous composez ? Vous pensez d’abord à faire danser les gens ou plus rentrer dans le mental ?

D : L’idéal c’est d’arriver à associer les deux ! Je pense qu’on est plus partis sur une vision mentale avant de réaliser des productions purement dancefloor. On essaye de mettre un peu de la frite sur notre délire mental, pour que ça bouge bien. Ça passe surtout par notre gestion des breaks pour donner de la dynamique à notre musique

T : Disons que nos sons restent quand même assez progressifs, dans le sens où on rajoute des sonorités au fur et à mesure. Il faut que ça bouge, mais que ça reste quand même musical.

 

Dans un label, il y a une notion de plusieurs. On aimerait trouver des personnes positionnées dans le même style que nous pour pouvoir créer une structure

 

Vous composez avec quel set-up de studio ?

T : C’est assez minimaliste. On a un laptop avec Abbleton, on utilise aussi beaucoup le Mini Moog et Massive. A côté ça, j’ai un mini clavier et un minipad Akai.

D : J’ai un Akai MPK 225 moi aussi, pour jouer des accords.

T : Globalement on utilise beaucoup de VST. Personnellement, je suis un gros geek. J’adore Abbleton, j’ai bouffé beaucoup de tutoriels. Damien est plus musicien de formation, donc il a une sensibilité aux machines. Ce qu’on aimerait bien faire à terme, c’est monter un live, qui apporte une plus-value. On réfléchit encore au set-up avec lequel on pourrait monter ce live.

D : En tout cas, on a vraiment travaillé avec cette finalité dans un coin de la tête. On a créé une grosse banque de son. On a aussi produit nos sons pour qu’on puisse les jouer en live, en les dissociant, en les montant sur d’autres tracks.

 

C’est bien de penser à un live aussi tôt. Beaucoup de Djs qui démarrent se jettent dans les DJs sets sans même penser au live…

T : J’ai toujours plus ou moins envie de faire des lives, ça doit être dû à mon influence des festivals.

D : Personnellement, j’ai fait le tour après presque trois ans de résidence, surtout quand tu as des directives au niveau de la direction artistique, qui t’aiguilles sur ce que tu dois passer comme son… C’est sûr que les DJ sets c’est bien, car tu t’éclates avec ton public, mais je trouve qu’il y a moins d’interactivité. Je trouve que c’est beaucoup plus intéressant d’avoir un contrôle physique sur ta musique.

T : En festival, j’ai pris plus de claques en voyant des lives que des DJ sets. Tu vas vraiment voir l’artiste pour ce qu’il est, parce que t’aimes son style.

D : Puis, dans un live, tu as la possibilité de te réinventer, et de réinventer ta musique. Le live est vraiment formaté par l’instant T, et il y a une espèce de magie, qui va se créer.

T : En parlant de réinventer sa musique, c’est vrai que quand tu produis un son, il y a des moments dans le processus créatif, où tu te dis que tu aurais pu créer un arrangement différemment. Le live te permet de le faire différemment, c’est un peu ta musique dans un monde parallèle.

 

Vous n’avez jamais pensé à monter votre propre label pour sortir vos propres chansons. Aujourd’hui, c’est plus facile de monter sa crèmerie, c’est une alternative qui est de plus en plus utilisée par les artistes qui démarrent…

D : On n’arrivait pas à se positionner sur quels labels pourraient nous correspondre étant donné qu’on a un style difficile à catégoriser, donc c’est une question que l’on s’est posé en effet.

T : Dans ma tête, dans le label, il y a une notion de « plusieurs », ça serait cool de trouver d’autres personnes, qui sont un peu dans notre style pour pouvoir créer une structure, un groupe, voire même un label.

 

Pourquoi vous avez choisi ce nom de scène 2 Monks ?

T : Ça part d’un délire qu’on a eu dans un festival au Cabaret Vert dans les Ardennes. On commençait à faire des mix, et on s’est dit qu’on était dans la même religion, mais Damien était un peu plus dans la musique groovy, moi plus dans la progressive. Mais on appréciait chacun ce que l’autre faisait. On s’est dit qu’on était de la même religion, mais qu’on venait de deux chapelles, et que l’édition suivante, on se déguiserait en moines. Et quand on a cherché un nom, on s’est dit que 2 Monks, c’était simple, efficace. Puis même si c’est cliché, la musique, c’est un peu spirituel.

D : Oui, c’est une histoire de communion aussi, donc ça se rapporte un peu à la religion.

 

On n’aurait pas la même culture musicale si on n’avait pas eu internet et de la musique gratuitement

 

Vous avez décidé de créer un logo. C’était important pour vous d’avoir une identité visuelle marquée en plus de votre musique ?

T : Oui c’était relativement important. J’aime bien bricoler sur Photoshop, qui plus est. Donc c’était cool de pouvoir travailler sur un visuel, qui pourra ensuite être modifié ou être adapté. Par exemple, on pourrait changer « 2 Monks » en autre chose. Je ne sais pas, on pourrait partir sur le délire des Moines Shaolin si on sort un autre EP (rires). Donc voilà, c’était important qu’on ait une identité, mais qu’en même temps, elle soit modulable.

 

Vous avez tous les deux des projets en solo, Thomas tu as deux alias, Insert Cash et Neoshaft, et toi, Damien, tu officie sous le pseudo de CleverStan. Du coup, quelles différences vous notez entre la production en solo, et la production à deux. Est-ce plus compliqué de se mettre d’accord, ou au contraire, vous notez une certaine facilité du fait que vous avez deux cerveaux et quatre mains à disposition ?

D : Je pense que c’est plus par rapport à nos compétences personnelles. Moi, je suis plus à l’aise avec un piano, grâce à ma formation de musicien. Thomas, lui il a pris le pli au niveau des logiciels. Le mix des deux compétences, moi plus musical, et lui plus technique, nous permet d’aller plus vite vers là où on veut aller.

T : Niveau technique tu as raison. Après, il y a aussi le côté création. On se disait souvent, qu’on arrivait à produire un son certifié « 2 Monks » que quand on produit tous les deux. Quand on est chacun de notre côté, on produit des sons complètement différents.

D : Et puis il faut noter, que sans trop se concerter, on a rapidement su où on voulait aller musicalement parlant, et c’est ça qui a été très agréable dans le processus de production. On ne s’est pas trop posé de question. Après forcément, il y a toujours des débats sur un synthé qui est réglé d’une manière et pas d’une autre, mais au final on n’a pas eu trop de compromis à faire.

 

Vous avez mis votre EP sur Bandcamp en téléchargement libre. Vous pensez que la musique doit être gratuite ?

D : Si on part du principe que la musique est gratuite. Si les gens qui produisent de la musique sont assez bons, qu’ils proposent des produits de qualité, ils gagneront leur argent. Je ne suis pas pour le tout gratuit, parce que cela créé une relation bizarre entre l’auditeur et l’artiste. Il va y avoir beaucoup de gens qui vont écouter une musique, et qui vont jeter si ça ne leur plait pas. Après, je ne suis pas forcément bien placé, dans le sens où il m’arrive de télécharger du son…

T : Pour ma part, faut pas être hypocrite. On en serait pas au stade produire du son, on n’aurait pas la culture musicale que l’on a aujourd’hui, si on n’avait pas internet, et si on n’avait pas eu de la musique gratuitement. Et puis je me dis qu’avec l’immense offre qu’il y a aujourd’hui, si tout était payant, je ne suis pas sûr que ça serait rentable pour beaucoup de monde. Enfin, après dans ma philosophie, je pense que si on se passait d’argent, ça serait beaucoup mieux.

D : Je ne savais pas que tu étais anarchiste…

T : Mais si (rires). Simplement, je suis pour la création, pour le partage, pour que la relation entre l’artiste et son public soit horizontale.

 

Du coup, vous avez une vision globalement positive du piratage, dans le sens où ça permet de découvrir de la musique ?

T : J’aimerai bien qu’on appelle plus ça du piratage, mais qu’on invente un genre de nouveau modèle. Quand tu vois la part que prend Itunes ou Beatport sur les titres des artistes, c’est énorme. Il n’y a même plus d’album physique, il y a plus à livrer, il n’y a plus à presser un CD… Moi, je peux envoyer un mp3 gratuitement, pourquoi, eux, ils font payer plus de 90 centimes ? Je ne comprends pas. S’il y avait un prix plus honnête, je suis sûr que les gens paieraient, comme Netflix, ou Steam pour les jeux vidéo.

D : Il faut surtout que les fonds reviennent en priorité aux personnes concernées : les artistes. Si c’est faire payer les gens pour engraisser un système mis en place, qui n’en a rien à faire de la création de la musique en tant que telle, ça ne sert à rien.

T : C’est continuer un business, qui n’a plus lieu d’exister étant donné que la technologie a évolué. Je veux bien qu’on doive payer la promo et tout ça. Mais bon, un mp3, au même prix qu’un CD physique, ce n’est pas acceptable. Netflix a instauré un prix honnête, et il a fait chuter le piratage des séries aux Etats-Unis.

 

 

Quizz express

 

Vinyle ou digital ?

D : Digital !

T : Pareil !

 

Live ou DJ Set ?

T et D : Live.

 

Plutôt fête intimiste, ou grosse soirée dans un club, festival ?

D : Alors moi, soirée intime mais avec beaucoup de monde, si c’est possible (rires).

T : Je vais dire festival, si ça envoie, si ça le mérite !

 

Votre série favorite ?

T : Madmen

D : Sherlock

 

Votre film favori ?

T : Matrix

D : Usual Suspect

 

Votre livre favori ?

T : 1984

D : Filth d’Irvine Welsh

 

Si vous ne pouviez citer qu’un artiste ?

T : Prodigy

D : Les Chemical Brothers

 

Si vous ne pouviez me citer qu’un seul morceau ?

T : Green Astronaut : A Boy Called Joni

 

 

D : Adam Kesher – Local Girl (John Lord Fonda remix)

 

 

Si vous ne pouviez me citer qu’un seul LP ?

T : Jupiter Jax – Visions, c’est pas mon préféré de tous les temps, mais un de mes favoris cette année.

 

 

D : J’ai pas d’idée, j’écoute beaucoup au titre, et pas forcément à l’album, donc c’est compliqué d’en dégager un, même si j’aurais tendance à piocher dans la discographie des Chemical Brothers.

 

Les meilleurs spots à Nancy ?

D : On a l’Ostra, qui fait venir de très bons artistes. On a aussi l’Envers Club, qui va plus se tourner vers les grosses têtes d’affiches. Il y a aussi le Quai’Son avec des programmations pointues, mais avec des artistes locaux, ce qui est une bonne chose. Puis tu as l’Autre Canal, une salle de concert, ou il y a de bons artistes, qui viennent.

T : C’est devenu mieux qu’avant. C’est très étudiant, donc assez généraliste, mais les clubs se sont vraiment ouverts à la techno et à la house.

 

Romain Conversin

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