ITW : ENØS, le futur se trouve en Suisse

ITW : ENØS, le futur se trouve en Suisse

C’est l’histoire de deux frères suisses, qui veulent se faire un nom dans le secteur ultra-concurrentiel de la deep techno. Avec un nom à consonance grecque – venant juste d’un gros délire de leur part – les deux frangins composant le duo ENØS souhaitent quand même cultiver le secret. Pour le moment, leur carrière ne fait que démarrer, mais leur envie de créer des sons encore jamais entendus peut les mener à grimper très rapidement. Leur rêve ? Une signature sur le label Life And Death.

 

Comment êtes-vous venus à la musique en général puis à la techno ? Un élément déclencheur ?

Nous sommes issus d’une famille, non pas de musiciens mais de très grands amateurs de musiques. Dès notre plus jeune âge, nous avons été plongés dans ce monde qu’est celui de la musique.
La recherche de sonorités innovantes et originales constitue le paramètre majeur de ce qui nous a orientés vers ce milieu.

 

Vous êtes donc deux frères passionnés de musique électronique, avez-vous commencé sous deux blazes différents ?

Depuis que l’on est relativement jeune, l’un joue dans un groupe de rock psyché tandis que l’autre était déjà orienté dans l’électronique pure. Au bout d’un moment, on a finalement décidé de se rejoindre pour donner naissance au duo. On s’est vite rendus compte que l’alchimie était très forte entre nous deux, donc l’idée de binôme a été plutôt naturelle.

 

Dans votre description, vous évoquez des termes comme « émotions », « sentiments », « voyage », ceci est votre but ultime, la quête que vous devez garder en vue ?

Selon nous, le but ultime dans la création musicale est le partage de l’émotion et de la vibration, la musique est un moyen d’expression et nous tentons de transmettre à ceux qui veulent bien l’écouter la manière dont nous vibrons en la créant. Ce que nous essayons de créer, c’est quelque chose qui puisse te transporter voir même t’ « hypnotiser » lorsque tu es dans le mood, d’où ces leads fréquemment présents dans nos morceaux.

 

Vous composez seulement sur logiciel ou recherchez-vous la création de cet univers avec des machines ?

Nous sommes tous les deux très attirés par tout ce qui touche à l’analog, autant que par le digital dans lequel tu peux trouver de très bonnes choses !

 

« L’inspiration est quelque chose de bien trop personnel pour en tirer directement quelque chose chez quelqu’un d’autre. »

 

Vous habitez en Suisse, le mouvement techno est-il en voie développement ? Comment les Suisses abordent-ils la techno ?

Oui carrément! La scène techno est en pleine explosion en Suisse. Tu trouveras de tout en Suisse mais les soirées techno sont souvent très appréciées et marchent bien, les gens y sont relativement ouverts.

 

En tant que Suisse, pouvez-vous nous dire s’il est cher de sortir ? Vous nous conseillez des clubs ?

Tout dépend de ce qui est considéré comme cher mais on peut dire que oui, c’est loin d’être bon marché. Pour le coût, tout dépend de ton débit de bières.
Pour les clubs à conseiller, étant Lausannois, nous sommes obligées de citer le D! Club, sinon pour les clubs alémaniques, il y a le Hive et le Zukunft (Zürich), le Nordstern (Bâle) et pour Genève, clairement l’Usine.

 

Vous cherchez l’inspiration dans les pays voisins ? On pense notamment à l’Allemagne, la France ou l’Italie.

Elle l’est peut-être indirectement par les biais d’artistes originaires de ses pays, mais nous ne puisons pas dans leurs morceaux pour s’inspirer. L’inspiration est quelque chose de bien trop personnel pour en tirer directement quelque chose chez quelqu’un d’autre, elle vient plus de l’humeur du moment, du lieu où tu te trouves, de la température de l’eau et la couleur du vin.

 

Comment se passe le début de votre carrière ? Vous avez des contacts avec certains labels ?

Non, nous n’avons pas de contacts. Nous sommes actuellement en discussion avec différents labels afin de signer un nouvel EP dans lequel il y aura notamment ‘Renaissance’ et d’autres nouveautés alors restez attentifs!

 

 

Aimeriez-vous ouvrir votre propre label comme beaucoup d’artistes qui démarrent ?

Pour le moment ce n’est pas dans nos plans, dans un avenir plus lointain pourquoi pas, à méditer.

 

Quels sont les labels qui comptent en suisse ?

Pour nous, les labels CityFox Records et Zukunft Recordings sont vraiment des labels de qualité. Dans le style de musique que nous aimons ces deux labels sont incontournables à nos yeux.

 

Avez-vous comme projet de vous étendre sur un label sur la scène l’internationale pour avoir plus de visibilité ? Un label en particulier vous ferez rêver ?

Si des gens apprécient notre musique au-delà des frontières nationales alors oui, évidemment, nous aimerions pouvoir partager notre musique à l’étranger. Un label tel que Life and Death nous plairait énormément. Ils ne sortent pas des morceaux ‘normaux’… Chaque morceau à sa particularité et se montre très personnel. Ça serait un honneur pour nous de pouvoir signer chez eux.

 

« Renaissance », il s’agit bien du morceau qui nous aura le plus marqué, pourquoi ce nom ? Un nouveau départ ?

En effet, Renaissance est le premier morceau que nous avons sorti sous ENØS, après avoir fait le choix de changer de nom, nouveau nom, nouveau son: Renaissance, c’est venu comme ça.

 

 

Nous pouvons ressentir dans ce même morceau des sonorités en pleine explosion sur la scène italienne, vous l’aurez compris on pense à Mind Against, Pisetzky, Tale of Us, Vomee. Sont ils des sources d’inspiration ? D’autres artistes ou labels vous ont marqué ?

Ils le sont mais principalement dans leur manière de faire, c’est à dire apporter quelque chose d’inédit, d’original, qu’on n’a pas encore entendu, c’est ce que l’on essaye de faire au mieux. En cela, ils sont une inspiration.

 

La scène techno italienne est en plein boom ces 2 dernières années, selon vous devient-elle le nouveau « Berlin », le nouveau lieu incontournable pour des artistes techno ?

Il est vrai que beaucoup de très bons artistes sont originaires d’Italie, mais n’étant jamais allé sur place on ne saurait te dire si la scène locale est aussi développée que celle de Berlin. Mais il doit en effet se passer quelque chose là-bas pour qu’ils nous forment de si bons producteurs.

 

 

Quizz Express

 

Votre morceau le plus joué en ce moment ?

Lou Reed – Sweet Jane / Rip This Joint – Rolling Stones

 

 

Votre festival ou soirée inoubliable ?

DGTL Amsterdam.

 

Le plus feignant des deux ?

Bon duo de branleur (égalité parfaite).

 

Plutôt After ou Before ?

La before au moins tu t’en souviens.

 

Plutôt vinyle ou digital ?

Digital.

 

Le club où vous aimeriez secrètement jouer ?

Nordstern à Bâle.

 

Oktiber

 

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