ITW : Klash Point, techno du Limousin

ITW : Klash Point, techno du Limousin

Ce samedi 5 décembre, le label Module Record organise la 3e édition de ses soirées Üpper Klub au Centre Culturel John Lennon de Limoges. Pour l’occasion, les deux amis Bambounou et French Fries, seront présents pour faire trembler les murs. Mais avant de voir les deux Parisiens en action, c’est le duo Klash Point, pur produit du terroir limousin, qui lancera les hostilités.

 

Techno Cadeau : pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Klash Point : hello nous sommes Kevin et David Smyle, deux passionnés de musiques électroniques, nous produisons et nous mixons ensembles de la techno et de la house.

 

Pourquoi décider de bosser à deux ? Qu’est-ce que cela apporte à vos mix, d’être à quatre mains ?

Déjà parce que cela permet d’avoir deux cerveaux en plus des nos quatre mains. Et c’est surtout parce que nous avons la même vision artistique et les mêmes influences musicales. Puis en tournée c’est plus agréable de tourner à deux, les trajets paraissent moins pénibles !

 

Quelles ont été vos premières claques musicales au sens large ?

David : Michael Jackson – Thriller

Kévin : Run DMC – Walk This Way

 

Et dans la musique électronique ?

David : DBX – Losing Control

 

 

Kévin : Phuture – Acid Tracks

 

 

Pourquoi avoir décidé de se lancer dans le domaine ?

D : Je travaillais en club avec mon pote John Thomas et nous sommes allés au premier Boréalis, suite à cela nous avons transformé la programmation du club, où nous officions pour en faire une rave tous les weekend où nous recevions des gens comme Laurent Garnier, Jérôme Pacman, Jack de Marseille…

K : J’ai grandi avec la musique électronique grâce à David, Et le suivre en soirée m’a vite donné envie de m’y investir.

 

Vous avez posté quelques mix sur votre Soundcloud, mais rien depuis deux ans, pourquoi ?

C’est vrai beaucoup de gens nous font remarquer cela, mais nous l’avons alimenté de tracks en liens privés… Et Soundcloud est devenu galère. On a posté un track original que l’on venait de produire et Soundcloud nous a accusé de plagiat. Étonnes, nous sommes allés voir le lien du track sensé avoir été copié, et il s’agissait d’un titre reggae acoustique à mille lieux du notre. Ça nous a saoulé et nous l’avons négligé, mais nous allons corriger cette négligence en débloquant quelques tracks privés.

 

Vous êtes productifs en ce moment ?

Oui nous sommes assez productifs actuellement car nous devons sortir un E.P très prochainement.

 

L’art doit être libre et sans concession, s’il peut être alimentaire sans que ça en soit son principal but, tout va bien !

 

Vous souhaitez vivre de la musique électronique, ou pour vous cet art reste au stade du hobby ?

Pour nous c’est plus une histoire de passion et d’envie… L’art doit être libre et sans concession donc si il peut être alimentaire sans que ça en soit son principal but, tout va bien !

 

Quels sont les artistes qui vous influencent aujourd’hui ?

Il y en a beaucoup mais celui que l’on affectionne tout particulièrement est Robert Hood.

 

Vous avez notamment réalisé le warm up de la soirée Flash Deep au Zénith de Limoges, un évènement assez mainstream. C’est le prix à payer pour avoir une audience élargie ?

A partir du moment où l’on nous propose de venir jouer notre musique et nous exprimer librement devant un large public, pourquoi refuser puisque c’est l’occasion idéale pour convertir de nouveaux auditeurs à des sonorités plus underground.

 

Vous participez aux soirées de Module Records, quels artistes avez-vous rencontré à cette occasion ?

Jeff Mills, Steve Bicknell, The Hacker, The Driver… Que du bonheur !

 

Avec lequel le courant est le mieux passé ? Pourquoi ?

Maelstrom est mec super cool, on avait échangé quelques mails car il avait partagé sur son Facebook notre track « Tortured » bien avant que l’on partage les platines. Glass Figure, car ce sont des potes depuis de nombreuses années… Et Manu (The Driver) est un mec sûr. Samedi prochain va être une vraie fête dans la détente car Valentino et Jérémy (French Fries et Bambounou) sont des potes.

 

 

A Limoges, les évènements technos sont assez ponctuels, comment expliquez-vous cela ?

Les raisons sont liées au manque de lieux d ‘envergure car une salle telle que le CCM John Lennon n’autorise qu’une fermeture tardive par trimestre donc cela limite le rythme des soirées déjà !

 

Le public est-il trop branché commercial ici ?

Oui peut-être comme c’est le cas dans nombreuses villes de province … C’est pour cela qu’il ne faut pas se priver de leur faire écouter de la musique moins accessible lorsque l’occasion se présente.

 

En France, la scène techno connaît doucement un renouveau. Ce n’est pas encore le cas à Limoges, vous sentez que ça commence à arriver ? Ou bien vous ne notez aucun changement depuis des années ?

Oui ça arrive tranquillement, mais on n’est pas encore à Berlin…

 

Quels sont vos lieux favoris à Limoges ?

Ils y en a pleins mais ce sont plus aux gens qui sont dans les lieux qu’aux lieux même que l’on s’attache.

 

Quels sont les collectifs à suivre niveau musiques électroniques dans le coin ?

Les potes de TribeAllStarz , Mr Flan, Redrink et Abstrait font des soirées cool sans pression dans la petite cave suintante du ZicZinc, pour ne citer qu’eux…

 

Notre spécialité est de ne pas trop préparer nos sets à l’avance.

 

Vous participez de temps en temps à des émissions d’Emergence FM, comment s’est noué le contact ?

David : Julien qui gérait la station m’avait contacté à l’époque où je faisais les soirée B≠ et NExT  pour des partenariat promotionnel puis certain de nos titres se sont retrouvés en rotation sur leur antenne et à présent c’est Caro qui nous invite régulièrement dans leurs studios.

 

La tentation de monter à la capitale, où les soirées technos sont en plein essor est grande non ?

Oui et c’est bien pour cela que nous y allons fréquemment faire la fête et lorsque les occasions de jouer dans des endroits comme le Rex club se sont présentées, ça a été le gros kif !

 

Quel genre de mix avez-vous préparé pour chauffer l’ambiance avant Bambounou et French Fries ?

Notre spécialité est de ne pas trop préparer nos sets mais je pense qu’on va jouer house, minimal, acid et techno.

 

La salle du CCM John Lennon, c’est un endroit que vous connaissez bien, à force. Quelles sont les clés pour réussir à chauffer la foule ?

Les atouts de cette salle sont son soundsystem et son acoustique car c’est un auditorium à la base. Mais il n’y a pas de clés précises car chaque soirée est différente et le succès d’une soirée dépend avant tout de son public.

 

Il y a des tracks que vous jouez tout le temps dans vos sets ? Un genre d’arme de destruction massive…

Si il faut en citer un, on va dire « Spastik » de Plastikman.

 

 

C’est quoi les projets à venir pour vous, quelques sorties, d’autres dates ?

La ÜPPER KLUB #3 avec Bambounou et French Fries, Samedi 05 Décembre 2015 au CCM John Lennon de Limoges. Puis la sortie de notre E.P en début d’année.

 

Quiz express

 

Vinyles ou digital ?

Vinyles même si le digital est très pratique.

 

Live ou DJ Set ?

Dj set sans hésitation.

 

Soirée dans un gros club ou petite fête intimiste ?

Les deux mais le gros club pour l’énergie.

 

Un endroit où vous rêver de vous produire ?

Le Womb à Tokyo.

 

Film préféré ?

Spaceballs de Mel Brooks.

 

Artiste préféré ?

Jean-Michel Basquiat.

 

Livre favori ?

Electrochoc de Laurent Garnier.

 

LP favori ?

Paradise de Floorplan.

 

 

Romain Conversin

 

Photo en Une : © D.Radiguet

1 Comment

  1. « Vous composez vos propres tracks ?
    Oui. »

    Excellent !

    Reply

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *