ITW : Soulstorm, la vague qui gronde

ITW : Soulstorm, la vague qui gronde

Originaire d’Amiens, Soulstorm a sorti son premier EP sur le label de la ville de la Somme Unanime Records. Le maxi intitulé « Rogue Waves » dévoile la vision du monde de la mer de l’artiste français via une techno rythmée. Avec plein d’idées en tête, Soulstorm veut continuer à aller encore plus loin dans la production. Il nous a accordé un entretien dans lequel il nous parle de ses aspirations futures.

 

Techno Cadeau : quel a été l’élément déclencheur qui t’a poussé à te lancer dans la musique électronique ?

En fait, j’ai commencé très tôt à écouter de la musique. Vers 7-8 ans, mon père m’avait ramené une platine vinyle. A l’époque, je n’écoutais pas encore de la techno, mais j’étais ouvert à tout. Ensuite, mon cousin m’a ramené quelques vinyles d’acid-house, et d’un peu de techno aussi. Donc vers 10-11 ans, j’ai commencé à écouter et à mixer de la musique électronique. C’est vers 14 ans, que j’ai composé mes propres morceaux. A l’époque, je ne composais que pour moi. J’ai sorti mon premier morceau, il y a seulement 7 mois, mais ça fait bien 6-7 ans que je compose des morceaux.

En fait, je me suis toujours dit lorsque je mixais, que si je voulais m’accomplir en tant qu’artiste et percer dans la musique, il fallait que je travaille sur mes propres compositions.

 

A l’époque quelles étaient tes influences ?

J’étais très branché house à mes débuts, un peu techno aussi. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus inspiré par la scène techno. On peut citer la scène berlinoise, la scène suédoise aussi.

 

Ton choix de nom d’artiste « Soulstorm » est une référence au titre de Patrice ? (ndlr : « Soulstorm » est un titre phare du chanteur de reggae Patrice)

Oui complètement.

 

Cela veut dire que tu as des influences reggae. De quelle façon cela impacte la musique que tu produis ?

Oui je suis assez éclectique au niveau musical. Concernant l’impact sur la musique que je produis, sur les morceaux que j’ai déjà sorti, il n’y en a pas. Mais à l’avenir, j’aimerais composer des titres un peu plus dub. Après, cela fait 6 ans que je fais de la batterie aussi, j’essaie de faire quelques bases de guitare. Je suis un peu musicien.

 

 

On se demandait si en grandissant, on ne perdait pas un peu de notre candeur, et qu’on avait plus de mal à être surpris par des sons… Tu arrives encore à prendre des claques musicales ?

Ouais, toujours. Il y a tellement de styles différents, et en creusant un peu, j’arrive toujours à être surpris. Ce n’est pas parce que j’ai une meilleure culture musicale qu’avant, que je ne prends pas des claques par un son voire par un artiste. Ma dernière bonne claque musicale, c’est un morceau joué par Recondite. J’aime beaucoup que les artistes gardent quelques pépites quelques fois et jouent ça qu’en live. A l’avenir, j’espère que je pourrais aussi faire ça régulièrement. Sinon, j’adore beaucoup les titres d’Alan Fitzpatrick, et j’ai pris une jolie claque avec le dernier titre d’Adam Beyer : « Pluto ».

 

Tu as beaucoup d’affinité avec le label Drumcode, je me trompe ?

Ouais j’aime beaucoup, tout comme leur sub-label un peu plus house, Truesoul. Mais je ne me cantonne pas qu’à ce label-là. J’aime aussi beaucoup Delsin, Soma, 50Weapons. Je suis très ouvert en fait. Quand j’arrive à jouer 3-4 heures de set, je peux commencer avec des titres deep à 120 bpm, puis finir en techno à 130 bpm.

 

Tu as sorti ton premier EP, « Rogue Waves » sur le label Unanime Records. Par quels sentiments tu es passé tout au long du processus créatif de cet EP ?

C’est assez évolutif. Au début, je n’étais pas vraiment sûr de moi, je trouvais que ce que j’avais fait était un peu trop complexe. Je me posais plein de questions alors que j’avais déjà composé deux titres, et que j’avais les idées pour le troisième. Il y a eu des moments j’étais confus. Après, la chance que j’ai eue, c’est que le label regroupe des amis que je connais depuis 5-6 ans. Ils ont été vraiment à l’écoute, pour m’aider. Il y a des choses qui ont pris beaucoup de temps, alors que je pensais que ça serait réglé rapidement, comme le graphisme. Mais bon, c’était très intéressant de découvrir les à-côtés de la musique.

 

Mais ce n’est pas un peu frustrant d’attendre la date de sortie alors qu’il est prêt depuis quelques temps ? Surtout que c’était ton tout premier EP…

Ouais, parfois c’est un peu long… Mais bon, le truc, c’est qu’on n’a pas vraiment le choix, il faut être patient le temps que ça se mette en place, que tout soit mis en ligne, voire que la production des CDs et des vinyles se fasse. Même si pour le moment le vinyle est trop onéreux pour nous.

 

J’aime que mes morceaux soient structurés

 

Il y a un artiste comme Traumer, qui dit souvent dans les interviews qu’il est frustré du temps de battement entre la fin de la composition de l’EP et la sortie finale, parce que souvent, il change un peu de cap musical entre temps, et la musique qui sort en EP, ne reflète plus trop la direction dans laquelle il va. C’est un peu ton cas aussi ?

Ouais, ce n’est pas exactement comme lui, mais cette sorte d’évolution je la comprends parfaitement. Après, je suis encore qu’au début de ma carrière, mais je pense que quand je me mettrais à sortir des EPs plus régulièrement, je ressentirai exactement la même frustration que lui.

 

D’ailleurs pour en revenir à ton premier EP, pourquoi avoir choisi « Rogue Waves » comme titre ?

Je cherchais un titre un peu dark, un peu grandiose. Donc j’ai décidé d’aller chercher dans le thème du cataclysme. Je regardais un documentaire dans lequel j’ai entendu le mot « vagues scélérates », je l’ai traduit en anglais et ça donnait « Rogues Waves », j’ai trouvé que ça sonnait plutôt bien. J’ai donc choisi les titres des morceaux en ayant en tête le monde de l’océan. Du coup, « Kraken » a été choisi parce que je trouve que la ligne basse recouvrait bien le sentiment d’un Kraken. « Lighthouse » ça veut dire phare et c’est le morceau qui est un peu plus calme, un peu plus house. « Dorsal », c’est en rapport avec le nom du synthétiseur avec lequel j’ai composé le morceau.

 

Les titres ont quand même une importance à tes yeux du coup…

Oui. Après, j’aimerais bien trouver des titres un peu plus binaires, encore plus en rapport avec la musique. Avec une part de mystère.

 

Le titre « Dorsal » est le titre le plus techno de l’EP, avec des sonorités un peu industrielles, germanisantes même. Au moment de composer, c’était vers là où tu voulais aller, ou tu t’es laissé guider au fil de la production comme certains artistes, qui avouent se faire surprendre par les sonorités qu’ils découvrent ?

Justement ces artistes-là, c’est souvent des producteurs qui composent de la musique avec des machines. Donc, c’est vrai qu’en produisant comme ça, on arrive à se surprendre et à découvrir des choses. De mon côté, je n’ai pas acheté beaucoup de machines, donc je travaille un peu différemment. Je fais une techno un peu industrielle. Ce que j’aime travailler c’est les sonorités, donc je passe beaucoup de temps sur mes basses, sur mes synthétiseurs et mes crescendos. J’aime que mes morceaux soient structurés. Pour le moment j’ai qu’un petit clavier, un ordinateur et un petit contrôleur. A l’avenir, j’aimerais bien passer sur analogique. Ça me permettrait de tomber des nues au bout d’un moment et de partir sur des choses, qui me surprennent. Pour le moment, je suis assez ciblé sur ce que je compose.

 

 

Du coup, à tes yeux, quel est lien principal entre les trois morceaux de l’EP ?

C’est des sonorités que j’avais travaillées pendant la même période. J’ai commencé à produire du morceau le plus hard, au morceau le plus calme. Donc, le morceau le plus dur de l’EP est « Dorsal » à 128 bpm. J’avais déjà travaillé sur des sonorités du même acabit avec un synthétiseur similaire sur le titre « Lysergic » (ndlr : ce titre était sorti sur une compilation d’Unanime Records). Je voulais travailler sur un petit edit de ce synthé que j’avais beaucoup apprécié, mais je voulais changer des choses, donc je me suis dit qu’il fallait que je compose un nouveau morceau, « Dorsal » en l’occurrence. Cependant, je ne voulais pas exploser mes rythmiques de base et taper dans le 130-135 bpm, donc je suis parti sur un morceau plus industriel. Après, la ligne de basse de « Kraken » et de « Lighthouse » ont été travaillé avec le même synthétiseur. Il n’y a pas forcément de lien fort entre les morceaux pour répondre à ta question. On va dire que je passe beaucoup de temps à chopper des sons, je suis très axé DJ set, je commence à peine à me plonger vraiment dans la composition, donc je n’ai pas énormément de sons intéressants de côté.

 

Comment tu t’y es pris pour composer cet EP, tu avais des images en tête au moment de travailler tes sonorités ?

Ouais plus ou moins. J’aime beaucoup faire évoluer mes morceaux, donc je m’imagine souvent des grosses montées avec des couleurs bleues chaudes et dans les basses, j’aime quand c’est plus foncé, plus dark. Je travaille quand même beaucoup de temps sur un morceau. J’apprécie passer du temps sur mes samples. Ensuite, la structure ça se fait plus rapidement.

 

Tu me parles beaucoup de couleur bleu, tout à l’heure tu évoquais aussi le choix de tes titres en rapport avec le monde de l’océan. C’est le genre de paysage, qui te permet de trouver l’inspiration ?

Plus ou moins. Il y a certains morceaux, selon les ambiances, je vais m’imaginer des effets de vent, d’eau, des bruitages, etc. J’imagine beaucoup mes morceaux par rapport aux quatre éléments : le feu, l’eau, l’air et la terre.

 

Est-ce que t’es le genre d’artistes à composer des morceaux, à arriver presque à la fin, et à tout jeter parce que ça ne te correspond plus ?

Ouais ça m’arrive. Par exemple, dans « Dorsal », j’ai carrément changé la ligne de basse et la mélodie. Ça me plaisait plus du tout au bout d’un moment, alors qu’au début j’aimais bien. Après 3-4h de travail, j’ai remis la structure à zéro, j’ai gardé quand même les sons de batterie que j’avais composés. Quand j’étais plus jeune, j’avais tendance à effacer énormément de morceaux, parce que j’en avais marre. Aujourd’hui, j’essaie de garder quand même les sons, parce que je suis plus dans le concret, étant donné que je commence à sortir mes productions.

 

 

Tu réfléchis à l’idée de faire un long format ?

Ouais, je pense que d’ici peut-être un an, je me lancerai. Je préfère prendre encore un peu de temps pour me perfectionner dans les compositions. J’aimerais aussi avoir deux ou trois EPs sous le coude avant de me lancer dans la production d’un LP, mais c’est fort probable que d’ici un an, le projet d’album se précise.

 

Tu le verrais comment ton LP ? Beaucoup d’artistes, qui produisent de la techno, aiment partir sur des morceaux plus ambient, quand ils composent pour un long-format. Tu le verrais comme ça aussi ?

Ouais, je verrais ça avec une introduction, une fin. Des morceaux de plus en plus ambient. J’aimerais toucher à plusieurs styles en fait, en gardant la même ambiance. Je pense que je jonglerai entre ambient, ambient-house, techno, techno-industrielle vers la fin, dans le même style. C’est comme ça que je le vois, avec des machines aussi. C’est pour ça que j’attends un peu avant de me lancer là-dedans. Pour le moment je bosse avec des samples sur l’ordi, ça ne vaut pas les machines analogiques. Mais bon, ça demande un budget conséquent aussi.

 

Tu viens d’Amiens, comment se porte la scène électronique dans le coin ?

Il n’y a pas une scène électronique très dense. Les bars passent un peu de musique lounge, mais la ville est relativement marquée par la musique commerciale. On avait fait une soirée techno dans une boîte, ça avait bien fonctionné, le public était demandeur, mais ça n’avait pas vraiment plu au patron…

Sur Amiens, il y a quand même une scène entre guillemet électronique. Il y a une salle de concert-bar, qui s’appelle La Lune des Pirates. Ils ont fait venir des bons artistes comme Justice en 2006, alors qu’ils n’étaient pas encore connus. C’est un endroit, qui se porte plutôt bien. Il y a un autre endroit intéressant, qui s’appelle le New Dream. Il y a des soirées intéressantes mais le problème, c’est que c’est beaucoup trop ponctuel.

 

Tu sors sur Paris de temps en temps. T’es d’accord pour dire que la Concrete a révolutionné le concept des nuits parisiennes ?

Oui clairement, c’est à part entière. J’y suis allé que trois fois, il y a une bonne ambiance, après il y a des hauts et des bas. Il y a un bon soundsystem, très souvent de très bons artistes. En plus c’est régulièrement gratuit avant minuit, et le matin ce n’est pas très cher, donc ça permet de faire des afters à moindre coût.

 

Tu as déjà joué sur Paris non ?

Oui j’ai joué à l’Underclub avec Arnaud Le Texier. Je joue aussi le 13 février à Pygallion avec le DJ Parfait du crew Possession.

 

Si on me propose, un jour, de jouer un set de 8h, je dis oui tout de suite !

 

Tu as un compte Twitter, peu d’artistes en ont pour le moment comparé à Facebook. A quel point ça t’aide au quotidien ?

Facebook, il fallait le faire. Pour Twitter, c’est ma copine, qui m’a motivé. Je pensais que ça servait pas à grand-chose, que je n’avais pas grand-chose à raconter dessus. Mais parfois, c’est quand même sympa. Par exemple, il y a deux jours, j’ai mis un petit tweet sur la Concrete, et Bjarki a aimé mon tweet, ça m’a un peu surpris. Il y a un accès un peu plus simple avec les grands artistes.

Après je ne suis pas un grand fan des réseaux sociaux, mais bon c’est important quand tu es artiste. Si tu ne communiques pas avec les gens, ce n’est pas la peine. Je ne me suis pas forcé pour autant, mais je pensais juste que ça ne servait à rien avant. Mais en fin de compte, c’est très utile et puis c’est assez sympa pour discuter, pour échanger.

 

Puis il y a aussi Soundcloud qui est intéressant pour poster sa musique et découvrir de nouveaux artistes…

Pour la petite histoire avec Soundcloud, j’avais posté le morceau « Lysergic ». Et j’avais reçu un message du webmaster en anglais, qui me demandait de retirer le morceau parce qu’il ressemblait au remix de « I Need You » de Mark Reeve par Luigi Madonna. J’ai dû leur préciser que j’étais sur le label Unanime Records, que le morceau était sorti sur Deezer. Du coup, ils se sont excusés et ils ont remis le morceau avec mes likes et mes commentaires. Il y a beaucoup d’artistes, qui ont eu aussi ce problème avec les sets qu’ils ont posté, et ils n’ont pas pu forcément les récupérer. J’ai quand même eu un peu de chance.

 

 

Si on passe aux performances lives, tu peux me dire quels artistes t’ont le plus marqués en live ou en DJ set ?

Comme je te disais tout à l’heure, je m’intéressais beaucoup à l’acid house quand j’étais plus jeune. Il y avait des artistes comme Technotronic par exemple. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est quand j’ai commencé à avoir internet. J’ai regardé des vidéos de la Techno Parade par exemple, avec Joachim Garraud. A partir de ce moment, je me suis dit que le mix offrait plein de possibilités. J’aimais beaucoup cet artiste-là, même si maintenant, il fait plus de commercial. Je ne vais pas critiquer, mais c’est quand même dommage, quand on compare à ce qu’il faisait avant.

J’ai vu Alan Fitzpatrick, Adam Beyer, Chris Liebing en B2B avec Speedy J aussi. C’est des artistes, qui m’influencent beaucoup. Ils font de longs sets, j’adore ça. Si on me propose un jour un set de 8h, je dis oui tout de suite. En 1h ou 2h de set, t’as pas le temps de vraiment passer par toutes les émotions. L’idéal ça reste au moins 3h-4h de set.

 

Si tu avais des moyens illimités pour monter ta propre performance, ça serait quoi pour toi le live ou le DJ set parfait ?

J’aimerais bien une vidéo projection assez dark, même si graphiquement, j’ai peu d’imagination… Il faudrait que les jeux de lumières soient liés avec ma musique. J’aime beaucoup les festivals, mais j’aime aussi les clubs, donc j’aimerai beaucoup être sur une scène warehouse, avec des grosses toiles en hauteur, pas vraiment comme un chapiteau, mais assez ouvert un peu partout, et moi dans un genre de gros camion, avec un gros soundsystem, une petite vidéo derrière, et mixer de 14h sous le soleil, jusqu’à tôt le matin. Un set autour des 12h, c’est vraiment un rêve. Manger en mixant ça serait plutôt cool.

C’est ce qu’on projette de faire avec le label Unanime Records. Il y aura le Symbiose Festival à Paris. On aimerait avoir une scène là-bas, bien sûr à plus petite échelle que ce que je viens de décrire. On voudrait faire venir quelques guests, et puis jouer de longs sets, pour faire un genre de mini-festival.

 

T’es plus axé DJ set que live. Tu penses quand même à faire un live dans un futur proche ?

Je suis vraiment axé DJ set, c’est ce qui me plait le plus. Je ne sais pas si à l’avenir je ferais du live, car je fais partie des producteurs qui travaillent vraiment sur la structure des morceaux. Le live je ne pense pas que ça sera pour tout de suite, pas avant cinq ans en tout cas. Pour le moment, ce n’est pas quelque chose qui m’attire, je préfère me consacrer à d’autres choses. Pourtant, je sais que c’est quelque chose d’intéressant, et ça peut être très valorisant.

Après, sur un DJ set, j’aimerais bien travailler un kick avec un synthétiseur en parallèle de mon set, ou rajouter des gimmick ou de la drum sur un morceau. Je pense que c’est plutôt vers ce genre d’hybride entre petite touches de live et DJ set.

 

 

Quiz express

 

Vinyle ou digital ?

Je suis plus digital parce que le vinyle ça coûte cher. Je télécharge énormément, et j’achète quelques morceaux par mois. J’ai tellement de morceaux que je ne pourrais pas me permettre de tout acheter en vinyle. J’adore le toucher vinyle, je préfèrerais mixer en vinyle, mais c’est trop cher. J’en ai quelques-uns quand même.

 

Live ou DJ Set ?

DJ Set

 

Before ou After ?

After

 

Ta série préférée ?

Breaking Bad

 

Ton film favori ?

Shutter Island

 

Si tu devais me donner un seul artiste ?

Alan Fitzpatrick

 

Un seul morceau ?

Jeff Mills – The Bells

 

Un EP ou un LP, qui t’a vraiment marqué ?

Je ne vais pas te donner un album électronique, mais plutôt reggae, avec le live au Zénith de Paris en 1988 de Burning Spears

 

 

Romain Conversin

1 Comment

  1. Une interview qui permet de découvrir l’artiste Soulstorm (ou plutôt de redécouvrir) très intéressante !

    Reply

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *