ITW : Vincent Glad nous raconte Berlin

ITW : Vincent Glad nous raconte Berlin

Vincent Glad est un journaliste, qui a roulé sa bosse dans le paysage audiovisuel et de la presse écrite français. Aujourd’hui, installé dans le paradis qu’est Berlin depuis un an et demi, il bosse en freelance pour divers médias de l’hexagone. Son expérience en Allemagne, fait de lui un interlocuteur idéal pour en savoir plus sur la culture techno berlinoise.

 

Techno Cadeau : à Berlin, il y a un véritable public de puristes. Les gens se rendent dans les clubs pour la musique. Comment on peut expliquer ce phénomène ?

Vincent Glad : c’est lié à l’histoire. La culture club s’est développée en Allemagne dès les années 80, avec une scène précoce à Francfort dès 1984. Quand le mur de Berlin est tombé en 1989, toute la scène berlinoise, qui était à Berlin-Ouest avec notamment l’UFO, s’est déportée à l’Est, dans les ruines de Mitte pour ouvrir des clubs comme le Tresor. A Berlin, il y a eu à la fois des DJ de talent, un public de connaisseurs et surtout des lieux favorables à la pratique de la techno. Aussi, il y a une culture de la permissivité, qui est très forte, et qui a beaucoup aidé Berlin dans ce sens-là. Les licences d’exploitation des clubs ne sont pas forcément très légales. Par exemple, le Stattbad a fermé récemment, car il n’avait pas la « licence club ». Historiquement, à Berlin, c’était des squats qui sont, par la suite, devenus des clubs. Il y a encore aujourd’hui, un certain flou juridique. On le voit bien, ces derniers temps, car plusieurs clubs ont dû fermer, faute d’être aux normes. En France, c’est beaucoup moins permissif.

 

C’est vrai qu’on voit beaucoup de clubs fermer à Berlin, à cause de manquements juridiques. Mais on ne peut pas nier que les pouvoirs publics permettent beaucoup de choses à Berlin…

En fait, je pense surtout qu’ils ferment les yeux. Tant qu’on ne leur dit rien, il n’y a pas de souci. Mais dernièrement, il y a eu plusieurs cas de délations. Par exemple, concernant le Stattbad, c’est un ancien employé, qui a dénoncé le club, ce qui a entraîné la fermeture. Le Neue Heimat a aussi fermé, car ils ont été dénoncés par leurs voisins. Mon hypothèse sur le sujet, c’est que la mairie de Berlin ferme les yeux sur les clubs, car ils font partie de l’attractivité de la ville. Ils ferment les yeux sur les normes de sécurité par exemple. Dans le cas du Stattbad, il aurait fallu deux ans de travaux pour qu’ils se mettent aux normes incendie !

 

A Berlin, on note quand même un certain rejet des touristes de la part des clubs. Il y a une certaine forme de repli sur soi…

C’est un élément fondamental pour comprendre Berlin. Ce qui représente le mieux cette ville, c’est la queue devant le Berghain. On y décèle les tensions entre la culture « underground » de la ville et ce qu’elle est devenue, c’est à dire la capitale de la fête européenne. Il y a des gens pas forcément fans de techno, qui vont vouloir venir à Berlin juste pour faire la fête. On voit débarquer des enterrements de vie de garçon, ça paraît tellement contraire à l’esprit de la ville. Pour préserver ce côté « underground », le Berghain a mis en place une politique très sévère à l’entrée. Elle consiste à faire rentrer surtout les Berlinois, Allemands ou expats’. Il faut avoir intégré des codes très précis : être habillé en noir, ne pas arriver à plus de trois, ne pas trop parler, regarder les videurs d’une manière spécifique. Des codes assez techniques que tu n’as pas forcément en tant que touriste. Dans d’autres clubs, on te demande aussi le nom de la soirée, ou la programmation. Cette sélection est un peu contradictoire avec l’esprit techno. La politique à l’entrée du Berghain est foncièrement injuste. Mais, en même temps, cela permet de préserver l’intérieur. Quand on est dedans, on comprend tout de suite l’intérêt de cette sélection. Tout le monde semble se fondre dans le moule Berghain. Ce n’est pas comme dans certains clubs à Paris, où tu vas avoir un tiers du dancefloor, qui est dans le délire, et le reste, qui est un peu perdu.

 

On peut se demander ce que sera Berlin dans cinq ou dix ans…

 

A Berlin, le sujet en vogue en ce moment, c’est la gentrification. Quelle incidence cela peut avoir sur la ville ?

À Neukölln et Kreuzberg, les deux quartiers les plus gentrifiés, les loyers ont explosés ces dernières années. Jusqu’à 100% d’augmentation dans certaines rues en 5 ans. Les loyers restent quand même bien inférieurs à ce que l’on peut retrouver à Paris ou Londres. Le souci pour la ville est qu’il y a beaucoup d’expatriés, qui sont prêts à payer des loyers plus élevés que les populations présentes depuis des années. Et, alors que la population ne cesse de croître, il se construit très peu de logements. Ça devient vraiment très difficile de trouver un appartement dans ces quartiers.

 

Au niveau des clubs, il y a quand même un problème, qui se pose avec ce phénomène de gentrification. Certains terrains sont rachetés par de riches investisseurs, ce qui force les clubs à déménager, voire à fermer…

Effectivement, il y a de plus en plus d’espaces qui étaient dédiés à la culture alternative et qui sont rachetés pour être transformés en bureaux ou en logements de luxe. L’exemple le plus typique, c’est la fresque de la Cuvrystrasse. A la base, c’était une parcelle de terrain, dans laquelle il y avait un squat historique. Il y avait un énorme pan de mur, où l’artiste Blu a tagué une énorme fresque. Comme par hasard, le terrain avait brûlé, ce qui avait permis d’en terminer avec le squat. Le terrain avait déjà été vendu à un promoteur immobilier. Ce promoteur souhaitait garder la fresque pour valoriser le terrain. Sachant cela, l’artiste Blu a décidé de suicider son œuvre et de la recouvrir de noir. Ça a été un choc pour tout le monde de ne plus voir cette fresque, tout en sachant qu’à la place, il y aurait des logements de luxe. Ce n’est pas du tout cohérent avec le quartier, qui est un peu la porte d’entrée des soirées à Berlin, avec beaucoup de bars et de clubs.

Mais finalement, c’est l’histoire de Berlin. On retrouve le même processus dans le quartier de Mitte. A la chute du mur, il y avait des squats artistiques et des clubs techno. Aujourd’hui, il n’y a plus que des boutiques de luxe et ça ressemble au Marais parisien. L’avantage de Berlin, c’est qu’il reste quand même de la place pour des quartiers alternatifs. Après, on peut se demander ce que Berlin sera dans cinq, ou dix ans. Berlin n’est pas une ville qui était faite pour devenir une destination touristique massive. C’est une ville pauvre, alternative, qui est devenue un par hasard la troisième ville touristique européenne derrière Londres et Paris, donc cela crée des tensions

 

La fresque de Blu avant sa destruction - © Kamahele

La fresque de Blu avant sa destruction – © Kamahele

 

Ce n’est pas aussi la faute de Klaus Wowereit, maire de Berlin de 2001 à 2014, qui a énormément encouragé le tourisme, notamment grâce à son célèbre slogan « Berlin, poor but sexy » ?

Personnellement, je trouve que la mairie de Berlin fait un peu n’importe quoi. Le meilleur de Berlin vient toujours de la culture alternative, pas de la mairie. On peut dire que le Berghain fait partie des monuments de Berlin aujourd’hui. Mais ce n’est pas la mairie qui l’a initié… La mairie de Berlin a un superbe tag sur la Cuvrystrasse, qui fait partie du patrimoine, que les touristes viennent voir. Et que font-ils ? Ils décident de vendre le terrain à un promoteur. Sur l’autre rive de la Spree, ils avaient décidé de créer Mediaspree. Un quartier de bureaux d’affaire, au bord du fleuve pour des entreprises de divertissement, à la place de squats historiques. Ça a été un échec total, les habitants ont fait capoter le projet. Les touristes aiment Berlin pour sa culture alternative et la mairie semble toujours aller contre.

 

On voulait parler de la Boiler Room, car tu étais présent à la soirée des 5 ans à Berlin. C’est un concept, qui a fait ses preuves. Mais il demeure certaines réserves concernant le truc, surtout par rapport à la culture berlinoise. La Boiler Room érige le DJ au rang de superstar, et exacerbe le comportement « m’as-tu-vu » de certaines personnes, qui viennent à ces soirées juste pour être vus face-caméra. Quel est ton avis sur la question ?

Oui dans un sens, la Boiler Room ne s’accommode pas vraiment avec l’esprit de Berlin. Notamment, parce qu’à Berlin, les photos sont interdites dans les clubs. C’est la première fois que je voyais une soirée dans la capitale allemande où tout le monde prenait des photos. L’esprit Boiler Room ne colle pas forcément à l’esprit de Berlin, qui est tout sauf « m’as-tu-vu ». En soirée à Berlin, il y a une grande liberté, qui s’explique aussi par le fait qu’aucune image ne doit être prise en club.

Après, Boiler Room, c’est quand même une idée scénographique géniale. Faire danser les gens derrière, et donc filmer non seulement un DJ, mais aussi une scène locale. Chaque Boiler Room est bien identifiée avec le nom de la ville où ça se déroule, et ça permet de voir les différentes ambiances dans les villes.

 

A Berlin, il y a une sorte d’anarchie totale à l’intérieur des clubs.

 

On sent que la Boiler Room est solidement ancrée dans plusieurs villes d’Europe, un peu moins à Paris. Comment tu peux l’expliquer ?

Paris, ce n’est pas forcément un bastion fort de la Boiler Room. Après, le phénomène a été créé il y a 5 ans à Londres avec la scène grime. Puis ils ont lancé le concept à Berlin, ce qui était un choix assez logique. Paris et Lyon, c’est venu assez tard. Après, il y a quelques années, Paris avait presque disparu de la carte de la techno mondiale. Vu l’importance de Paris aujourd’hui, on peut considérer qu’il n’y a pas assez de Boiler Room dans la capitale française, quand on compare aux nombreuses organisées à Berlin, Londres, ou Amsterdam.

 

Tu as connu Paris, il y a quelques années, tu connais Berlin maintenant. Quelles évolutions tu notes dans la scène techno parisienne en comparaison avec la capitale allemande ?

Il y a eu un vrai renouveau, et déjà un renouveau générationnel. À Berlin, le public techno est majoritairement composé de gens entre 25 et 40 ans. A Paris, dans les mêmes soirées, on retrouve un public beaucoup plus jeune entre 18 et 25 ans. Je trouve que le public est autant éduqué et connaisseur qu’à Berlin, mais il a dix ans de moins. C’est ça, qui est intéressant à Paris. On y retrouve un public jeune, dynamique, qui a de l’argent. Parce que les prix des entrées aux soirées sont parfois supérieurs à 20€. À Berlin, les places tournent autour des 10-15€, et tu ne payeras pas ta bière plus de 3,50 €.

 

 

Justement, en parlant d’alcool en club. Une différence marquante entre Paris et Berlin, c’est qu’en Allemagne, il n’y a quasiment pas de tables dans les clubs…

Après avoir été habitué à Berlin, je suis allé au YOYO à Paris, et j’ai été choqué. J’avais oublié l’histoire des tables. Sur la piste, on avait une population présente pour la musique, similaire à Berlin. Et puis à côté, tu avais une dizaine de mecs en chemises blanches, avec une bouteille de vodka, et qui essayaient de payer des verres à des filles. J’étais sidéré. Autre chose, qui m’a frappé, et que j’avais un peu oublié, c’est l’omniprésence des vigiles en France. A Berlin, il y a une sorte d’anarchie totale à l’intérieur des clubs.

 

C’est vrai qu’il y a une sorte de liberté grisante dans les clubs en Allemagne. C’est moins le cas en France, notamment au niveau des drogues. Qu’en penses-tu ?

Oui le cas des drogues est révélateur. En France, les autorités ne ferment pas les yeux, donc les clubs doivent mettre en place des politiques drastiques. A Berlin, on ne peut pas imaginer la police entrer dans un club en pleine soirée, pour fouiller tout le monde. J’ai toujours été frappé par cette permissivité de l’Allemagne, je n’ai pas d’explication. Mais j’ai toujours pensé que si jamais on demandait en conférence de presse à Angela Merkel ce qu’elle pense du fait que tous les week-ends des gens viennent se défoncer au Berghain. Je pense qu’elle répondrait « Ah écoutez je vais me renseigner » et que le club fermerait dans la seconde. En Allemagne, il y a un côté très ouvert, mais c’est un peu hypocrite, car ce sont surtout les autorités qui ferment les yeux en fait.

 

A Paris, on retrouve de plus en plus un public prêt à faire la fête à n’importe quelle heure, donc forcément, l’offre se développe.

 

On a parlé du Berghain, qui est ouvert du vendredi soir au lundi matin non-stop. C’est le cas de nombreux clubs à Berlin. Voir la même chose à Paris, est-ce une utopie ?

C’est une question de législation aussi. A Berlin, c’est une rare ville du monde où c’est possible. Et c’est pour une raison historique : en 1949, le général américain, qui administrait une partie de Berlin-Ouest, avait accepté de lever totalement le couvre-feu, qui imposait que les bars ferment à 22h. Depuis, tout est possible. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres villes dans le monde, où il y a une telle libéralité sur les horaires.

 

Après il y a quand même la Concrete, qui a révolutionné le concept des nuits parisiennes en ouvrant tôt le matin et en faisant le pont entre after et nouvelle fête…

Il y a aussi la Ferme du Bonheur et d’autres. La scène parisienne a été influencée par Berlin. Beaucoup des fans de techno à Paris sont déjà allés à Berlin et sont revenus en se disant qu’il fallait faire pareil. On retrouve de plus en plus un public prêt à faire la fête à n’importe quelle heure du week-end, donc, forcément, l’offre se développe. Mais c’est, j’imagine, beaucoup plus compliqué qu’à Berlin sur un plan légal.

 

La Concrete, péniche juchée en bord de Seine - © Jacob Khrist

La Concrete, péniche juchée en bord de Seine – © Jacob Khrist

 

Quand certains disent que le Berlin « underground », c’est terminé, ils y vont un peu fort, non ?

Berlin n’est clairement pas fini, il y a tellement de marge… Il y a, cependant, des signes, qui laissent à penser que le Berlin fantasmé est, peut-être, derrière nous. Il peut s’amorcer le début de la fin. Mais de toute façon, les villes cools ne sont pas éternelles. Berlin est le symbole d’un moment où la techno est à son paroxysme, ce ne sera pas éternel. Et puis on ne peut pas être sûrs que Berlin soit si libéral sur les mœurs dans 10 ans. Si tu enlèves ce côté-là, la ville perdra beaucoup.

D’autant plus qu’il y a une concurrence de plus en plus forte. On peut dire que la techno est mondialisée aujourd’hui. Tu as plein de villes de l’Est, qui sont super cool comme Varsovie, Belgrade, Budapest, Prague, Bucarest… Il y a un dynamisme dans ces villes, qu’il n’y a plus forcément à Berlin, qui commence à stagner.

 

Tu as écrit un papier plus ou moins assassin, mais bien senti sur la musique EDM, qui gangrène pas mal le statut des musiques électroniques, mais qui fonctionne très bien et brasse énormément d’argent. Pour toi, l’EDM c’est le mal absolu de la musique électronique ?

Ce n’est pas le mal absolu, mais ce qui m’avait intéressé, c’était de voir à quel point la scène techno détestait l’EDM. Je trouve ça intéressant, parce que je ne pense pas que dans le rock, les gars qui font de l’indie-rock détestent la pop FM. C’est qu’entre EDM et scène techno, les liens ne sont pas si éloignés que ça, parce que tu as quand même des festivals EDM qui invitent des DJs techno. Finalement, les deux ne sont pas si lointains, il y a des DJs, qui sont passés de l’un à l’autre, David Guetta en est un bon exemple. Ce qui est aussi intéressant, c’est de voir que les deux styles connaissent un grand succès en même temps. L’EDM a explosé depuis 5 ans, et le renouveau de la techno se situe dans la même période. Si ça se trouve, les deux s’effondreront en même temps… Mais je pense (et j’espère) que l’EDM s’effondrera avant.

 

Olivier Giacommotto nous a dit dans une interview que l’EDM était un mal nécessaire. Il permettrait aux masses de s’intéresser à la musique électronique, avant de faire leur propre recherche pour trouver un son plus qualitatif. Tu es plutôt d’accord avec ça ?

C’est une des théories des organisateurs de festivals EDM, qui se dédouanent en disant qu’ils veulent éduquer les gens à la musique électronique. Ça me parait un peu bizarre, car musicalement, l’EDM et la techno sont très différents l’un de l’autre. Si tu as été éduqué avec de si grosses ficelles, c’est peut-être compliqué d’aimer la techno derrière.

 

 

Quiz express

 

Ton lieu favori hors club à Berlin ?

Le Holtzmarkt 25, qui est une sorte de bar open-air au bord de la Spree, pas trop connu par les touristes. C’est un lieu qui garde ce côté très alternatif de Berlin.

 

Le club qui t’as le plus marqué ? Le Berghain on suppose…

Ouais et puis aussi le Stattbad. Je reste nostalgique des quelques soirées que j’ai pu y faire avant la fermeture. Dans la salle du haut, tu danses dans une piscine avec un dancefloor légèrement inclinée. Puis en bas, cette salle des machines, où les Boiler Room étaient tournées. C’était mythique.

 

Pas de Sysyphos dans tes clubs favoris ?

Je m’en suis un peu lassé. On dit souvent à Berlin que tu as le paradis et l’enfer. Le paradis étant le Sisyphos, et l’enfer, le Berghain. Ce sont deux formes de clubbings très différents, le Sysyphos étant un peu hippie glitter, alors que le Berghain, c’est tout en noir en tirant la gueule. Un moment, j’étais plus Sisyphos, maintenant plus Berghain, je passe de l’un à l’autre.

 

Un club berlinois à éviter ?

Le Trésor. C’est triste de dire ça… Le lieu est magnifique, les line-up sont souvent très bons, mais ils font rentrer tout le monde. En général, les gens, qui se font refouler des autres clubs se retrouvent au Trésor, donc tu n’as pas forcément un public éduqué à la musique. C’est triste, parce que ce club garde une image exceptionnelle.

 

On pensait que tu nous dirais le Matrix…

Le Matrix, je n’en parle même pas, c’est de l’EDM. J’avais accompagné une bande d’amis, qui était venue à dix pour fêter un anniversaire et qui ne voulait pas écouter de techno. Ça ne laisse pas beaucoup de choix à Berlin… J’y étais allé pour voir, et je dois dire que j’étais assez sidéré, parce que c’est en plein dans le Berlin cool à Warschauer Strasse, là où tu trouves plusieurs clubs techno. Il y des danseuses payées pour danser sur les comptoirs, t’as du David Guetta. Je trouvais ça fou de trouver un club de ce genre dans ce Berlin-là

 

Romain Conversin

 

Photo en une : © Cyril Jordil – Lustinfashion.com

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