Tendre Emeute voyage au pays des raves

Tendre Emeute voyage au pays des raves

Jérôme Clément-Wilz vient de sortir le premier clip de leur nouvel EP, Cour des miracles du groupe Tendre Emeute. Leur premier EP est sorti le 30 juin dernier.

Une rave, c’est quoi ? Un monde parallèle dans lequel les corps se lâchent. Dans la plus grande promiscuité. En fin de compte, une rave se quantifie par la condensation de la sueur musicale. Pour valider cette vision apocalyptique des soirées sauvages, Tendre Emeute a sorti un clip. Court. Punchy. Un clip qui représente une vraie rave. Brute. Il a été filmé lors de la soirée de release du premier EP de Tendre Emeute.

 

Avec ses trois chanteurs, Etienne, Printemps et Vicky, Tendre Emeute met en relief le travail de bien plus de personnes que ce simple trio. « La Tendre Emeute rassemble musiciens, plasticiens, orateurs, reporter de guerre. Nous lançons un opéra techno punk mêlant chant, cérémonies, danses, bastons et performances. Poussés par une conviction à la fois politique et intime, nous mettons en scène la violence de la vie et de la condition humaine dans des tragédies punks et romanesques. », expliquent les membres du collectif.

 

Clip Non - capture d'écran

 

« C’est comme un réveil dans une tombe »

Une idée multi-genre qui se décrit par un premier EP plutôt sombre. Cour des miracles est sorti le 30 juin et la soirée de release a été dantesque. 300 personnes prévenus par SMS quelques heures avant pour se rendre dans un lieu abandonné, théâtre d’une soirée techno-punk. Les images de la soirée font le ciment du clip de « Non ». Compilation des moments forts de cette soirée sauvage. « Nous avons utilisé les rushs du réalisateur, de professionnels et de membres du public. J’ai a voulu recréer ce qui a pu faire décoller l’équipe et le public, à savoir une page blanche à recouvrir d’un tas humain. », balance Jérôme.

 

Ce tas d’humain détonne par cette énergie mystique. Elle émane de ce côté sauvage. Avec la volonté de transmettre « l’excitation, le plaisir, comme en haut d’un volcan sous-marin. J’ai voulu, narrativement et formellement, lancer un mouvement d’une ligne de flic à une Tendre Émeute. », poursuit le réalisateur. Cet oxymore final résume en fait la finalité du projet. Donner de la beauté au laid, faire émerger la finesse dans la violence. Un antagonisme complètement assumé par le groupe. Pour les membres, ce clip, « c’est comme un réveil dans une tombe ». Le côté flou et sombre est largement assumé et confère une ambiance qui émane du rituel. Une vraie rave à l’ancienne, qui s’est pourtant déroulée en 2017.

 


Romain Conversin

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