WeAre Experience : Vraiment CA-DEAU

WeAre Experience : Vraiment CA-DEAU

On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel épisode de nos aventures au sein du festival WeAre dans sa version « Experience » qui s’est tenu, une fois encore, dans son fief au Dock des Suds à Marseille. La formule du jour était composé d’un line up très relevé avec entre autre : Traumer, Carl Craig, Lil Louis, François X, Gaiser mais surtout…. Stephan Bodzin. Qui dit nouvelle WeAre, dit nouvelles attentes, et au vu des artistes annoncés on ne pouvait espérer qu’une belle soirée en perspective avec un spectacle de très haut niveau. Alors, qui a brillé ? Qui a déçu ? Est ce que ce festival valait le coup du déplacement ? On a envie de vous dire que oui, on s’est une fois de plus vraiment régalé ! Bien que les débuts que l’on a vécu n’annonçaient rien de bien prometteur.

 

(cliquez ici pour voir notre compte rendu de l’édition précédente du 31 Octobre 2015)

 

Avant d’attaquer notre récit, petite piqure de rappel logistique, tarifaire et quelques points détaillés sur notre programmation du soir. Pour cette édition, seule la scène extérieur du Dock était manquante. On a donc pu retrouver la Salle des sucres et le Cabaret accueillant respectivement la Live Stage et la Warehouse Stage, ainsi qu’une petite scène extérieure nommée pour l’occasion la RedBull Boom Bus Stage qui de son côté logeait quelques artistes locaux.

 

Docks_Logistique

Le plan du Dock des Suds

 

Côté timetable, c’est avec un peu d’amertume que l’on a découvert que Carl Craig chevauchait Stephan Bodzin, et que Gaiser terminait son live après le début du set de François X. Mais bon, on ne jette la pierre à personne, les sacrifices de temps sont monnaies courantes au sein de quasiment chaque festival.

 

WeAre_Timetable

Timetable de la soirée

Au niveau tarifaire, il fallait tout de même débourser près de 37€ pour prendre part à la fête, ce que j’ai trouvé bien trop élevé à mon goût. Sans les invitations de la part de l’organisation nous ayant permis d’apprécier le festival gratuitement, il est clair que j’aurai longuement hésité avant de me décider à venir. Cela dit, on a été étonné de voir que quasiment aucun incident ne s’est produit lors de la soirée, avec des vigiles vraiment détendus jusqu’à la fin du festival. On a pensé que ce tarif avait très certainement éloigné les perturbateurs habituels de ce type de soirée… C’est le seul point positif que l’on a pu observer au regard du prix de cette WeAre. Néanmoins, au delà du tarif, il faut bien avouer que l’ambiance de la soirée était parfaite, notamment grâce au sound system qui nous a collé au sol du Dock durant toute la nuit et aux jeux de lumières magnifiquement installés sur les deux scènes principales (si vous souhaitez voir le rendu, tapez le #weare sur instagram, vous devriez trouver quelques vidéos de la soirée).

 

 

Des débuts délicats

 

23h45, Beubou et moi même arrivons finalement sur les lieux. Pas de doute, ça a l’air de taper sévère à l’intérieur vu que l’on entendait les murs trembler malgré l’insonorisation de chaque salle. Cette fois ci, nous étions dans la file du côté des invités, et mon dieu, l’impatience que nous avions tous les deux de découvrir les différents sets de chaque artiste a été ternie par l’attente interminable dans cette queue…. Je ne sais pas comment s’est débrouillée l’organisation, mais malgré le fait qu’il n’y avait qu’une dizaine de personnes devant nous, nous avions du attendre 45 minutes avant de pouvoir rentrer à l’intérieur du festival. Chaque invitation prenait de longues minutes à être vérifiée manuellement par une femme postée dans un guichet prévu à cet effet, où cette dernière semblait réellement dépassée par la tache. Rien à signaler cependant sur la file classique où les festivaliers rentraient rapidement de leur côté. Mais bon, ce bref épisode étant passé, et nos bracelets désormais accrochés à nos poignets, nous accédions enfin à la Plaza, cet immense couloir connecteur donnant accès aux différentes salles du Dock. Minuit et demi ayant retentit, il était grand temps pour nous d’aller écouter ce que Traumer nous avait préparé.

 

 

Traumer : chronique d’une nouvelle déception

 

On ne va pas se cacher, n’en déplaise à toi Romain qui le suit dans tous ses nouveaux virages musicaux, mais pour cette soirée, Traumer nous a présenté un set qui était totalement hors sujet avec ce que nous espérions entendre. Un set majoritairement trop mou, marqué par beaucoup de percussions et de rythme très « micro-house », et qui, malgré la puissance du système son dont disposait la Warehouse stage, nous a fait craqué au bout d’une trentaine de minutes. On espérait tout casser d’entrée, on a malheureusement mal été loti par notre DJ du soir. Tant pis. Devant cette nouvelle déception, on se décide finalement à rejoindre le coin réservé aux invités en espérant croiser d’éventuels artistes…. Et on a été chanceux, puisqu’on a eu le plaisir de rencontrer Rafael Cerato avec qui l’on a pu échanger quelques infos sur ses prochaines sorties, que vous retrouverez pour la plupart vers la fin de cette année et qui nous fera le plaisir de répondre à une de nos interview prochainement.

 

 

Carl Craig : Détroit toujours au niveau

 

C’est désormais au tour du géant de Détroit de prendre place derrière la régie, et de nous servir ce qui nous a poussé à fouler le sol du Dock : de la techno brute, puissante et énergique. Du peu que l’on pu entendre, Carl déroula tout son talent, notamment en ouvrant son set avec « Truncate – 86 » (sortie chez 50WEAPONS fin 2015) suivi de titres qu’il utilise beaucoup ces derniers temps tel que son remix de Sweet Dreams par Eurythmics (encore unreleased pour l’heure), ou Kawasaki de 2000 & One (sortie le 31 aout 2015 chez 100% Pure Records) ainsi que de nombreuses autres bombes dont les noms nous ont malheureusement échappé. Seulement trente minutes se sont écoulés que déjà nous devions quitter la Warehouse Stage pour rejoindre un autre monument de la soirée : Stephan Bodzin.  À charge de revanche M. Craig !

 

 

 

 

Stephan Bodzin : Une claque MONUMENTALE

 

Incroyable, surpuissant, impressionant, phénoménal, … Bref, sans contestation possible, Stephan était au dessus de tout le monde ce soir. Son live Powers Of Ten couplé à quelques autres de ses classiques tel que Sleepless ou encore Kerberos était d’une maitrise époustouflante et d’une qualité inégalée. Je ne sais pas quel est le nom de cette machine qu’il utilise depuis sa récente Boiler Room au Watergate, mais rarement on a prit une claque aussi puissante, en témoigne la foule qui ne cessait de l’applaudir tout au long de son passage et de l’ovation qui a suivi la fin de son show. Certains disent souvent que le spectacle offert par les artistes techno est faux et ne nécessite que peu d’énergie, à ceux là nous ne pouvons que vous conseiller d’aller voir Stephan Bodzin en action pour comprendre toute la subtilité et le génie de l’homme. Chapeau pour le travail accompli et merci pour ce cadeau !

 

 

 

 

Lil Louis ? Pas le temps et pas fan du genre. On passe à Gaiser 

 

Je ne sais pas s’il existe une hype autour de Lil Louis en France, mais personnellement je ne suis pas fan du genre. La house n’a jamais vraiment été ma tasse de thé, qu’elle provienne de Lil louis ou d’autres artistes d’ailleurs. 4h30, Gaiser avait la lourde tache de confirmer la bonne dynamique sur laquelle nous étions après les sets de Carl Craig, et le live de Bodzin. Pour le coup, on a été ravis d’entendre que l’Allemand ne nous a aucunement déçu ! Le poulain de Richie Hawtin a régalé par sa techno répétitive aux sonorités minimalistes que l’on retrouve souvent sur le label Minus où Gaiser a sorti la plupart de ses productions. Ce dernier nous a même fait le plaisir de jouer un de ses classiques, Bodylost, couronnant avec beauté la fin de la soirée du côté de la Live Stage.

 

 

 

François X : l’achèvement final

 

On termine notre soirée sur une touche française avec François X, un des habitués des soirées parisienne et notamment de la Concrète où il réside régulièrement. François nous a fait le plaisir de performer un closing dans les règles de l’art, avec une techno massive et noire à plus de 128 BPM où l’on entendit des tracks tel que « Bjarki – I Wanna Go Bang » où l’une de ses récentes sorties, Love Trade, aux côtés d’Antigone.

 

 

 

7h du matin, la soirée se termine avec la sensation qu’une fois de plus, cette WeAre a été parfaite et a répondu aux attentes que l’on plaçait en elle au vu du line up annoncé. Énorme mention spéciale pour Stephan Bodzin qui remporte la palme de l’artiste de la soirée avec son live, ainsi qu’aux jeux de lumières et au système son qui nous ont régalé toute la nuit durant. On se donne rendez vous à la prochaine édition qui, on l’espère, nous surprendra de plus belle !

 

PSX

 

Image à la UNE : © Eric Chevalier, Little World Music, Ludovic Di Iorno

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