WeAre Together! : un 31 octobre tout en puissance

WeAre Together! : un 31 octobre tout en puissance

Créé par l’association WeArt en 2011, le festival WeAre Together a su s’imposer comme un des rendez vous incontournables du sud-est de la France depuis ces quatre dernières années. Ses programmations multi-genres, allant de la Deep House jusqu’à la Techno « rouleau compresseur » avec des artistes au rayonnement international, ont su séduire un public large qui, comme chaque année, répond massivement présent à l’appel du Dock des Suds de Marseille. Chez Techno Cadeau, vous vous en doutiez, nous étions également présents pour cette dernière édition. Compte rendu de cette soirée annoncée comme étant déjantée et qui nous a, une fois de plus, régalé de par sa qualité !

 

Avant toute chose, petit rappel pour les technophiles n’ayant pas encore foulé de leurs pas de danse le sol de ce festival. La WeAre Together, c’est essentiellement deux ambiances réparties sur l’immense surface que propose le Dock avec :

 

  • Une Techno calme et harmonieuse aux sonorités deep voire minimal avec du live et du DJ set, représentée cette année par des artistes régulièrement présents aux différentes éditions comme NT’O, Worakls, Joachim Pastor, Fritz Kalkbrenner ou encore Felix Jaehn.
  • Une Techno plus dark, aux sonorités pressantes et aux basses massives (j’ai mon petit penchant pour ce genre là personnellement) représentée une fois de plus cette fois-ci par un line up impressionnant puisque Gregor Tresher, Sven Vath, Kenny Larkin ou encore Ø [Phase] avaient fait le déplacement.

 

Le plan du Dock des suds

 

Devant nos moyens humains réduits ce soir là (3 personnes), et parce que nous nous sommes laissés bercer par la salle Techno, vous comprendrez que notre récit se portera essentiellement sur cette partie là de la soirée. Nos excuses, par avance, pour les plus friands d’infos parmi vous, qui auraient souhaité obtenir un récit complet des différentes ambiances et sets proposés… Mais promis on se rattrapera pour les prochaines éditions !

 

Le line-up de la soirée du 31 octobre

 

 

23h30 : Début des hostilités

 

Autant vous dire qu’à Techno Cadeau, sur ces quatre dernières années écoulées, on n’en a pas loupé des masses de WeAre… Et on a subi la loi de DJs tel que Recondite, Mind Against, Ida Engberg, ou encore Traumer, pour ne citer qu’eux. Alors, le Dock et ses salles, on les connait. Nous nous étions mis d’accord pour démarrer notre soirée à 23h30 avec le set de Gregor Tresher. Et forcément, en bon chineurs aguerris que nous sommes, nous arrivons à l’heure prévue. Pas le temps de se placer que Gregor démarre, et, on peut le dire, l’allemand ne nous a pas ménagé ! 1h30 d’un set techno bien rinçant avec un closing  dans lequel le natif de Francfort nous a envoyé « Goliath » (une de ses récentes released à succès) suivi d’ « Awake » (un des titres remixé par Julian Jeweil sur le dernier EP « Self Portrait » sorti par Joseph Capriati il y a 1 mois chez l’excellent label Drumcode).

 

 

 

De notre côté on appelle ça démarrer une soirée en bombe. Et le public présent sur place avait l’air de notre avis. En parlant d’eux d’ailleurs, ce qu’il y a de plaisant dans les WeAre, c’est que vous trouverez toujours un peu de tout au niveau populace, dont une grande majorité de passionnés (fait parfois rare dans certains festivals en France). Pour cette soirée sur le thème d’Halloween, vous l’aurez compris, les déguisements étaient de sortis ! Pour les plus curieux d’entre vous, c’est par ici : toutes les photos du Festival WeAre Together!

 

1h00 : On continue dans le calme… Ou pas

 

À peine le temps de nous remettre de nos émotions que Sven Väth prend place derrière ses platines vinyles. Le « papa de la techno » comme on le surnomme dans le milieu ne nous fera, lui aussi, aucun cadeau… Nous ne sommes que dans les premières minutes de son set que déjà, le roi nous balance un bon « Petar Dundov – Synchrotonic » en beat accéléré… Véritable crème auditive à l’effet garanti ! En témoigne les cris retentissants de la foule qui, elle aussi, aura apprécié la surprise du chef. Je retiendrai également le moment du drop lorsqu’il envoya le dernier titre d’ « Alex Bau – On Synth » (Sorti en février de cette année sur le label COCOON), et si je devais d’ailleurs choisir une musique pour représenter l’ensemble de son mix, c’est bien celle ci que je prendrais ! Et puisque rien échappe à l’œil du maitre, voyant bien que ses drops surpuissants à répétition commençaient à user l’énergie de tout son public, Papa Sven avait décidé de la jouer plus « cool » sur la fin avec des titres tels que « Bart Skils – Lost Boys » qui nous ont transportés avec les jeux de lumières et nous ont octroyé un petit moment pour souffler après près de 2h30 de « galopage » dans les règles.

 

 

 

 

3h30, Sven quitte la salle sous les applaudissements d’une salle comblée. De notre côté, on n’a pas vu le temps passer, ce qui est forcément synonyme d’un set de qualité. Arrive le temps pour nous de faire une petite pause avant d’aller voir un artiste local de chez nous que vous ne connaissez surement pas : David Prap

 

4h00 : David tout puissant

 

Le titre en dit long sur le personnage. Car oui, à mes yeux, même si le producteur du label Inlab n’a peut être pas fait le set le plus puissant de la soirée, c’est bien lui qui m’aura le plus fait kiffer par son closing ! Nous connaissions le DJ comme étant plutôt adepte d’une techno que l’on pourrait qualifier « d’entre deux » passant habituellement des sons d’artistes tels que ceux du dernier EP « Sekater » de Rafael Cerato (dont vous trouverez une chronique sur notre site par ailleurs en cliquant ici). Mais cette fois ci, quel ne fut pas notre étonnement de découvrir un set bien noir, aux basses souveraines crachées par les 4 imposantes enceintes Funktion One disposées autour de sa petite table de mix installée en open air tout au bout du Dock. N’ayant qu’une heure à sa disposition, vous connaissez le topo, il a été dans l’obligation d’utiliser tout ce qu’il avait de plus destructeur pour fracasser la foule. Objectif atteint nous concernant lorsque, alors que nous étions déjà à terre, nous entendions au creux de sa dernière transition « Bells Angels » de Lowkey & Kardinal qui viendra, à ce moment là, méchamment nous achever sous le poids de son sound system du soir.

 

 

Comme quoi, même la plus petite des scènes nous aura réservé d’excellentes surprises durant cette WeAre. Et si vous ne connaissez pas encore David Prap n’hésitez pas à aller découvrir son travail : C’est par là

 

 

5h00 : Vous avez dit Détroit ?

 

Retour sur une des scènes principales de la soirée. C’est au tour de Kenny Larkin de prendre place aux decks. Au même titre que Sven Väth, l’Américain était l’un des DJ les plus attendus de ce festival. A 5h du matin, la salle n’était composée que de puristes, et le DJ originaire de Détroit en avait parfaitement conscience. Pour son set, il nous avait préparé du lourd, du lourd et…. encore du lourd. Avec des titres tels que « Clouds Generator » de Kink, « Escape » de Ninetoes (avec un BPM accéléré qui est venu rendre le titre encore plus claquant), ou encore le remix de « Slam – Rotary » par Roman Poncet (sorti chez SOMA records en octobre dernier) qui, pour sa part, est venu ajouter une touche de sonorités « Acid » à un set, qui aura touché un peu à tous les styles, décuplant par la même occasion le plaisir de l’écoute.

 

 

 

 

6h30, fin du show Larkin. La qualité du line up jusqu’ici présenté nous donne envie d’aller jusqu’au bout de la soirée, et c’est désormais Ø [Phase] qui, à l’image de son nom, va littéralement nous transporter dans son monde aussi mystérieux que ténébreux…

 

6h30 : Une si douce berceuse…

 

Ø [Phase] , un nom que l’on pourrait traduire pour ce soir là par « annihilation de toute énergie restante et transport vers un univers sombre sans fuite possible ». Car oui, malgré l’heure et la fatigue, c’est bien lui qui a envoyé le set le plus puissant de la soirée. Quand je dis « puissant », je parle bien sur de ce genre de set où les basses deviennent tellement pesantes que vous ne distinguez plus que les petits bruits des kicks façon « Rødhåd » . Le londonien aura malgré tout gagné notre respect, notamment lorsqu’il envoya « DRGN2 » de Recondite (un de mes sons préférés chez cet artiste) ou encore une de ses propres productions « Shadow Caster » .

 

 

 

8h, « fin du game » comme on a l’habitude de dire. Toute notre petite équipe se dirige vers la sortie après une soirée pleine, qui aura eu raison de notre appétit insatiable de techno. Pour les plus téméraires d’entre vous, vous trouverez toujours un petit After de fortune posé à l’entrée du Dock… Et pour ceux qui n’étaient pas présents à cette édition, nous espérons que ce récit aura attisé votre curiosité et vous poussera à nous rejoindre pour les prochaines WeAre, car, croyez-moi, si vous êtes vous aussi adorateur de techno, ça vaut le détour !

 

Psx

 

Image en une : © Valentin Chalandon

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